Thèmes

fond voiture france roman fond travail vie travail

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· à lire (17)
· Adresses utiles (1)
· Au fil des jours (81)
· Ecologie Politique (29)
· Politique générale (32)
· VIE ECONOMIQUE (16)
· Vie éconopique (3)
· Vie Sociale (38)

Rechercher
Derniers commentaires

alberto à écrit: j’étais tombé dans une erreur très grave. je croyais que cette pratique effrayante de supprim
Par Alberto Fillat, le 09.04.2013

dsk : concurrent éentuelle de sarkozy en 2012, pas en 2007....http:/ /leblogdebelln ac.centerblog. net
Par leblogdebellnac, le 25.03.2013

et le pérou ça t'intéressera it ? j'y ai passé trop peu de temps là-bas mais assez pour en voir les bas-fond,
Par Dominique, le 26.02.2013

blog intéressant mais certains articles sont difficiles à lire. je reviendraihttp ://debatpoliti que.centerbl
Par debatpolitique, le 19.02.2013

vous devriez grossir vos caractères, très difficile à lire.http://de batpolitique.c enterblog.net
Par debatpolitique, le 19.02.2013

Voir plus

Articles les plus lus

· LE JOURNALISME SELON PATRICK COHEN
· QUE SIGNIFIE ETRE DE GAUCHE OU DE DROITE ?
· ON NE NAIT PAS FEMME ON LE DEVIENT
· A quoi doit servir le blog de Mylène
· A QUAND UNE REVOLUTION DE JASMIN EN FRANCE ?

· LE PONT SUR LA RIVIERE OYAPOCK
· LE GEANT ET LE NAIN
· ENTREZ DANS LA DANSE VOYEZ COMME ON DANSE
· LA VIE N'EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
· QUI PEUT SAUVER LA COTE D'IVOIRE ?
· LA JUPE, SYMBOLE REVOLUTIONNAIRE ?
· ADIEU A UN AMI
· COMMENT MATER LES BANQUES
· LE CASSE-TETE DU LOGEMENT
· LE POLE EMPLOI: DE NOUVEAUX SUICIDES EN PERSPECTIVE ?

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :


Statistiques

Date de création : 29.08.2010
Dernière mise à jour : 09.05.2013
225articles


LE PONT SUR LA RIVIERE OYAPOCK

Publié le 28/07/2011 à 13:51 par leblogdemylene Tags : france roman fond travail vie

LE PONT SUR LA RIVIERE OYAPOCK

L’idée pompeuse   de relier la France à l’Amérique du sud en construisant un pont  sur ...la  rivière Oyapock, formant frontière entre  le Brésil et la Guyane française  sur plus de 700 km  ne pouvait venir qu’à un  expert en loufoquerie, comme Chirac.

 En 1997, l’expert en question recevait à Saint-Georges, agglomération guyanaise voisine du fleuve,  le président brésilien de l’époque, Fernando Enrique Cardoso. Enthousiasmé par l’aspect symbolique du projet,  il  lui proposa  ce dernier, sans se préoccuper de son coût, de ses difficultés, de  ses retombées  plus que discutables. Et ce fut décidé.

La population amérindienne qui vit dans la forêt des deux côtés du fleuve  ne se préoccupait guère  jusque-là de  règlements douaniers. Qu’y avait-il à surveiller ? Chacun vivait  de quelques cultures locales, de pêche et de chasse et quand des échanges étaient nécessaires entre des gens de même origine et souvent de même famille, ils traversaient  d’u n bord à l’autre  en pirogue sans  l'interventio n de quiconque.

  Les orpailleurs avaient bien commencé à troubler un peu la sérénité ambiante mais tant qu’il s’agissait de recherche artisanale d’or dans la rivière, le trouble était minime.

 Qui dit pont dit route. Du côté français pour désenclaver cette zone qui ne demandait rien à personne, on a effectivement construit une route, ouverte en 2003, la reliant à la capitale Cayenne et les professionnels du tourisme se sont empressés de vanter aux citadins aussi bien de cette capitale que d’ailleurs les bienfaits de cette forêt presque vierge. Elle ne l’est plus depuis qu’on a créé des pistes pour quad, qu’aux pirogues se sont ajoutés des bateaux plus confortables pour visiter les haut-lieux de la rivière, que des hôtels  se sont ouverts qu’il faut bien alimenter,  en augmentant les surfaces agricoles, ainsi  que les 20.000 orpailleurs creusant maintenant des puits, utilisant  des pompes puissantes et des produits polluants.

Qui dit frontière dit poste douanier et qui dit population d’étrangers souvent violents dit également prostitution, règlements de compte et donc police et  militaires. Ce qui n'est pas sans perturber l'atmosphère !

Quant au développement économique , valable pour les deux pays , qui devait résulter de l’opération , qu’en est-il ? Pour commencer ce sont les Brésiliens qui construisent le pont : avantage pour eux. Ensuite ils ont vite remarqué que les normes étaient différentes dans beaucoup de domaines entre les deux pays  et se sont mis au travail pour résoudre la difficulté, pas les Guyanais..  D'ailleurs  les  échanges économiques  ne se sont pas arrangés avec la présence d’un poste douanier  français au bord du fleuve faisant respecter  les joyeusetés administratives qui sont une spécificité française et constituent une barrière efficace contre ce qui vient de l’étranger ! Cependant en face le poste équivalent est beaucoup plus loin à l’intérieur des terres et les français peuvent donc commercer plus facilement de l’autre côté de l’Oyapock .

Non qu’il faille se féliciter des répercussions du projet, tel qu’il est mené par les Brésiliens, du moins le gouvernement central.  Celui-ci  a décidé de faire de cette région une zone de peuplement avec tous les excès que cela va intraîner : défrichement de la forêt pour créer des prairies destinées à l’élevage ou des  zones de culture intensive, (à quand le carburant à base de végétaux ? ) construction d’habitations et des services nécessaires, accroissement de toutes les formes d’industrie et de commerce à destination de la Guyane..  Il n’y a pas de quoi s’enthousiasmer en pensant aux ravages écologiques provoqués par cet afflux d’une population venue d’ailleurs, incapable, comme le font les autochtones, de  chasser avec mesure et en connaissant les espèces et les quotas à préserver, ou de ne pas raser les arbres pour accroître les espaces privés . Mais il faut bien reconnaître que c’est  du moins une politique cohérente, du côté  brésilienRoman; font-size: small;">.

Les habitants de Saint-Georges, eux,   se sentent  colonisés par l’arrivée de touristes plus ou moins dévastateurs, reprochent aux  bureaucrates de Paris et de  Cayenne,  de les tenir éloignés des décisions politiques et économiques les concernant, de faire les choses à moitié ou à contretemps comme les parkings nécessaires et  de ne pas développer le commerce comme on le leur avait promis. Bref ils  s’estiment lésés. 

La main tendue vers le Brésil et le Mercatour est en fait restée bien cachée au fond de la poche des douaniers, des militaires,  des représentants d’une politique centrale frileuse. Quant aux   autochtones amérindiens, de part et d’autre du fleuve,  ils verront leur forêt et leur vie   saccagées, tandis que ce pont  qui devait être un lien entre eux, se transformera en barrière.  

 Je n’avais pas écouté l’excellente émission « Interception » de France inter, qui avait traité ce sujet au début de l’année. Mais elle a été à nouveau diffusée dimanche dernier 24 juillet et m’a donné ainsi  une nouvelle   occasion de m’ …« indigner ». 


Commentaires (1)

Mc le 12/04/2012
Pour les curieux, un documentaire de 53 minutes vient de sortir sur ce lieu étrange qu'est cette frontière perdue. Une balade en immersion qui s'étale durant plus d'un an, alors que l'on construisait le pont qui relie aujourd'hui les deux rives.

Plus d'infos :

http://mael.cabaret.free.fr/Films/5.Oyapock.html

http://www.facebook.com /pages/Oyapock-Le-Film/154889474610825


Ecrire un commentaire


DERNIERS ARTICLES :
LA VERITE EXISTE-T-ELLE ?
LA VERITE EXISTE-T-ELLE ?   Je me réveille encore imbibée de rêve ou plutôt de ce stade intermédiaire où on continue à discuter avec un interlocuteur inconnu ou peut-être
ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX
ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX   Ils ne doivent pas être nombreux ceux qui se souviennent encore de ce vieux film où éclataient le talent et la beauté d’une Jane Fonda qui in
TEXACO PLIE DEVANT LES INDIENS DE L'EQUATEUR
EN EQUATEUR, TEXACO PLIE DEVANT LES INDIENS SPOLIES     En 1964, les habitants indiens d’une petite ville d’Amazonie Equatorienne, Lago Agrio, voient avec  stupéfaction u
POURQUOI UNE DEUXIEME CONFESSION ?
POURQUOI UNE DEUXIEME CONFESSION ?  En fin de compte, pourquoi Jerome Cahuzac a-t-il éprouvé le besoin de battre sa coulpe une deuxième fois ? Qu’avons-nous appris de sa
DEXIA, "LA BAD BANK"
DEXIA : LA "BAD BLANK" Le CADTM et ATTAC soutiennent les collectivités publiques en procès contre Dexia et exigent la mise en faillite de la « bad bank » Dexia Crédit Loc