Thèmes

afrique amis animaux annonce argent article background belle blog bonne cadeau cadre

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· à lire (17)
· Adresses utiles (1)
· Au fil des jours (81)
· Ecologie Politique (29)
· Politique générale (32)
· VIE ECONOMIQUE (16)
· Vie éconopique (3)
· Vie Sociale (38)

Rechercher
Derniers commentaires

alberto à écrit: j’étais tombé dans une erreur très grave. je croyais que cette pratique effrayante de supprim
Par Alberto Fillat, le 09.04.2013

dsk : concurrent éentuelle de sarkozy en 2012, pas en 2007....http:/ /leblogdebelln ac.centerblog. net
Par leblogdebellnac, le 25.03.2013

et le pérou ça t'intéressera it ? j'y ai passé trop peu de temps là-bas mais assez pour en voir les bas-fond,
Par Dominique, le 26.02.2013

blog intéressant mais certains articles sont difficiles à lire. je reviendraihttp ://debatpoliti que.centerbl
Par debatpolitique, le 19.02.2013

vous devriez grossir vos caractères, très difficile à lire.http://de batpolitique.c enterblog.net
Par debatpolitique, le 19.02.2013

Voir plus

Articles les plus lus

· LE JOURNALISME SELON PATRICK COHEN
· QUE SIGNIFIE ETRE DE GAUCHE OU DE DROITE ?
· ON NE NAIT PAS FEMME ON LE DEVIENT
· A quoi doit servir le blog de Mylène
· A QUAND UNE REVOLUTION DE JASMIN EN FRANCE ?

· LE PONT SUR LA RIVIERE OYAPOCK
· LE GEANT ET LE NAIN
· ENTREZ DANS LA DANSE VOYEZ COMME ON DANSE
· LA VIE N'EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
· QUI PEUT SAUVER LA COTE D'IVOIRE ?
· LA JUPE, SYMBOLE REVOLUTIONNAIRE ?
· ADIEU A UN AMI
· COMMENT MATER LES BANQUES
· LE CASSE-TETE DU LOGEMENT
· LE POLE EMPLOI: DE NOUVEAUX SUICIDES EN PERSPECTIVE ?

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :


Statistiques

Date de création : 29.08.2010
Dernière mise à jour : 09.05.2013
225articles


Ecologie Politique

Qui sont ces serpents ?

Publié le 20/12/2012 à 12:45 par leblogdemylene Tags : monde bonne article france roman société texte

QUI SONT CES SERPENTS QUI SIFFLENT SUR NOS TETES ?

 

 A vrai dire les pires ne sifflent pas,  ils pondent des textes législatifs qui   nous embrouillent  par  un vocabulaire incompréhensible ou  peu explicite. Ce matin j’en ai deux à votre service. L’un concerne Monsanto, l’autre le gaz de schiste.

 Voyons d’abord Monsanto. Ce bienfaiteur de l’humanité  commence  doucettement sa carrière en 1901 en fabriquant   de la saccharine, puis de l’aspirine, trouvaille qui fait la fortune de la société  et lui permet de lever le masque : elle  donne le jour à des produits chimiques, tels que le PCB , l'agent orange , le Roundup,  tous  fléaux internationaux,  puis  le clou , les OGM, dont il entend bien couvrir le monde, malgré les innombrables procès que lui ont valu ses manœuvres  frauduleuses.  Voila sa dernière arme : La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement, créée en 1990 par François Mitterrand et dirigée de 1991 à 1993 par Jacques Attali  sélectionne et participe aux projets d’investissement compatibles avec sa politique de développement durable, grâce aux  impôts des citoyens européens puisque ses actionnairessont en premier lieu les Etats européens. Mais les bonnes intentions ne sont pas durables :  
Le 19 novembre 2012, la CEE Bankwatch Networkrévèle: " La BERD devra se prononcer en avril 2013 sur une garantie financière de 40 millions de dollars pour couvrir Monsanto au cas où les entreprises agricoles et des distributeurs qui se sont engagés à acheter des semences ou des produits agrochimiques à la firme ne pourraient pas les payer !"

Or une bonne partie des procès intentés par Monsanto concerne des agriculteurs qui auraient frauduleusement utilisé ses semences OGM sans les payer , alors qu’il s’agit au contraire de cultures qui ont été contaminées par des OGM extérieurs, comme cela s’est passé en Hongrie en 2011 où des milliers d’hectares de maïs ont dû être détruits à cause de cette contamination.

Dans le document de la CEE BankwatchNetwork , la France n’est pas citée parmi les pays concernés  par cette future garantie.  Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne le sera pas. Peut-on faire confiance à la BERD quand elle affirme que les contrats OGM ne feront pas partie des contrats qui seront signés par Monsanto, alors que par ailleurs elle reconnait que ce projet  « permettra à Monsantod'augmenter sa capacité de prêt, autorisant ainsi un plus grand nombre d'agriculteurs de bénéficier des développements tels qu'une plus grande résistance aux maladies et aux nuisibles », c’est-à-dire le principal argument en faveur des OGM ?  150 organisations internationales ont déjà demandé à la BERD de renoncer à ce projet. Cela suffira-t-il ?

Quant au deuxième texte inquiétant le voici :

 Il concerne la loi sur le droit minier,  dans laquelle il est question d’insérer un nouvel article, voté le 13 décembre par l’assemblée nationale. Il a trait  à la participation du public à la délivrance du permis de recherche minière : « Ce permis exclusif de recherche est accordé, après mise en concurrence, par l'autorité administrative compétente pour une durée initiale maximale de cinq ans. L'instruction de la demande ne comporte pas d'enquête publique." Autrement dit l’enquête publique précédemment prévue est supprimée, et pour être plus précis c’est  la participation du public qui est  gommée.  Ne s’agirait-il pas là d’un premier pas vers la suppression  de toute enquête publique concernant l’extraction du gaz de schiste ?

Mais je dois sûrement avoir l’esprit tordu pour supposer que le gouvernement de François Hollande    puisse se livrer à un tel revirement   sur la parole donnée et pour supposer que le lapin effrayé a entendu les menaces des futurs exploitants.



Les voies de l'écologie

Publié le 27/10/2012 à 14:59 par leblogdemylene Tags : nature vie roman 2010 société

LES VOIES DE L’ECOLOGIE SONT IMPENETRABLES

 

 Qui l’eut dit, qui l’eut cru ? Un projet urbanistique illustrant l’évangile écologiste est en train de prendre forme à Bordeaux, le fief d’Alain Juppé ! Comme quoi il est stérile de considérer que l’ennemi a toujours tort !

Il s’agit du Darwin Ecosystem, projet porté par un groupe de PME, Evolution, et réalisé sur l’ ancienne caserne militaire, Niel, à la frontière du futur éco-quartier, Bastide-Niel.

 En 2008, la communauté urbaine et la ville de Bordeaux,  qui avaient posé leur candidature au statut de capitale européenne de la culture en 2013, avaient décidé d’utiliser les locaux de cette caserne, inoccupés depuis 5 ans, pour faire de cet emblème de la vie militaire celui d’une éco-rénovation au service des habitants du futur quartier.

Finalement cette candidature n’a pas été retenue mais elle a donné l’occasion d’une collaboration fructueuse entre Pola , fédération culturelle de la ville et l’équipe d’Evolution., responsable du projet Darwin, qui va devenir, au moment de la conférence de Copenhague, un projet de l’ONU représentatif de sa volonté de rénovation des patrimoines historiques. 

Fi n 2009, Evolution devient propriétaire de la caserne et le permis de construire de Darwin est accepté. Enfin à l’automne 2010 le chantier démarre sur ce site symbole d’occupation militaire pendant un siècle.

Sur 10.000m2 seront groupés des bureaux, des commerces, des services illustrant : « L’ idéal souhaitable de transition écologique de l’économie » . Traduction : les futurs occupants de cet ensemble immobilier doivent  privilégier l’usage sur la possession, permettre aux déchets des uns de servir de ressource aux autres,  collaborer plutôt que se concurrencer, veiller à la préservation des ressources naturelles.,  autrement dit mutualiser les ressources, les équipements, les locaux, encourager les économies d’énergies et expérimenter d’autres façons de travailler ensemble pour stimuler la créativité. Beau programme, surveillé de près par le département des Nations Unies adéquat pour vérifier notamment que cette rénovation d’anciens locaux atteigne   bien les performances d’un bâtiment basse consommation. Ce qui sera le cas puisque les nouveaux locaux, grâce à une orientation bien choisie , à la nature des matériaux, à l’épaisseur des murs, à l’économie d’énergie réalisée par l’utilisation de services et d’appareillages communs entre les utilisateurs ne consommeront que 69 kWhep au m2 par an contre 170 en construction traditionnelle, sans compter l’économie réalisée grâce à 1000m2 de panneaux photovoltaïques en toiture.

Et qui a été choisi comme fournisseur d’électricité ? Enercoop, qui se targue de n’utiliser que des énergies renouvelables. C’est d’ailleurs en me branchant sur son site que j’ai découvert le projet Darwin, puis une série d’autres sites qui se livraient à une compétition de phrases alambiquées et inutiles pour arriver au fait que ce projet s’est manifestement inspiré de toutes les théories écologistes. Un détail me chiffonne quand même : la liste des partenaires. Parmi les premiers cités il y a GDF Suez et Orange que je ne considère pas comme des champions purs et durs de l’écologie. Certes il y a bien le PNUD, l’Union Européenne, les collectivités territoriales de la région, l’Ademe, mais quand même ! Il faudra voir, quand cet Eden écologique fonctionnera si Satan ne s’est pas débrouillé pour s’y glisser en revêtant un beau costume vert, comme tant de serpents qui ont envahi la Révolution  faussement  nommée Verte.

 Cela dit, il existe d’autres exemples de réalisations de ce type dans des grandes villes comme Lyon, Grenoble, j’ose à peine dire Nantes, déconsidérée par le projet insensé de Notre Dame des Landes. Qu’est-ce qui va gagner : les beaux principes comme l’approche biomimétique, défendue par la société Inddigo et Dervenn spécialisée dans le génie écologique, qui consiste à s’inspirer de la nature pour créer des systèmes et organisations innovants respectant le recyclage des déchets, l’utilisation de circuits courts, la coopération entre tous les acteurs d’un projet etc.   ? L’éco-quartier dans lequel doit s’inscrire le projet Darwin réalisera-t-il le triomphe de la biodiversité, inscrira-t-il ces relations coopératives entre tous ses habitants, créatrices de lien social, d’intégration culturelle ? Le mieux n’est peut-être pas toujours sûr, mais le pire non plus. Et comme le martèle Jean-Claude Guillebaud dans son dernier livre : « Une autre vie est possible »

 Le Bhoutan vient de décider que son agriculture devait devenir bio à 100% et cette décision vient curieusement après que ce même petit pays ait créé un indice de développement basé sur le bonheur. Si ce n’est pas le signe d’une révolution capable de gagner, de proche en proche, peut-être jusqu’à nous, malgré notre invincible cartésianisme, qu’est-ce que c’est !

IL N'A PAS PULS TROMPEUR QUE LES MOTS

Publié le 20/09/2012 à 12:03 par leblogdemylene Tags : moi bonne chez article création mer

IL N’Y A PAS PLUS MENTEUR QUE LES MOTS

 

La récente Conférence environnementale a suscité l’enthousiasme des écologistes, notamment parce que le premier ministre a proclamé sa volonté de simplifier les règles de droit applicables à la production de l’énergie éolienne  : «Le gouvernement supprimera l’obligation d'appartenir à une zone de développement de l'éolien (ZDE) ; d'ici la fin de cette année, un tarif d'achat adapté à l'éolien en outre-mer sera également mis en place pour permettre le développement de capacités adaptées aux contraintes des systèmes électriques non interconnectés».

Et pourquoi donc ce tarif d’achat ne serait-il prévu que pour les zones ne pouvant être

 interconnectées ? Le but est bien au contraire de supprimer autant que possible les connexions à un système centralisé. EDF aurait-il supervisé cette annonce ?

 Mais il y a pire : Arnaud Gossement, docteur en droit spécialisé en droit de l’environnement, a publié un article  dans lequel il  soulignait que ces ZDE,  de toutes façons sujettes à annulation par les tribunaux administratifs, étaient menacées par la création de Schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE)   qui prévoyaient des «zones favorables » à l’intérieur desquelles devraient être situées les ZDE. Rien n’est  dit sur ces zones favorables , ce qualificatif de favorable représentant un aimable euphémisme derrière lequel se sont toujours abrités tous les braves gens qui déclaraient «  d’accord pour l’éolien,  mais pas à côté de chez moi. 

 

Qu’en sera-t-il de ces zones favorables  et même des SRCAE que ne régit pour l’instant aucune loi dont on ne  connait évidemment pas l’éventuel contenu ni quand elle pourrait être mise en application? Si les ZDE sont supprimées, qu’en sera-t-il  de l’obligation  actuelle d’y être située pour bénéficier de l’obligation d’achat de l’électricité produite ultérieurement ????

 Bien d’autres questions épineuses restent non résolues, comme la possibilité de donner au maire la compétence pour délivrer le permis de construire un parc éolien : bonne  idée pour que les élus locaux gardent la maîtrise de leur territoire.  Certes, mais ils sont également soumis à toutes les pressions de leurs administrés. Il fallait les entendre, ces bons citoyens,   au cours des réunions  d’information sur le projet d’éoliennes  dans la région de Varzy !

Bref les beaux discours sont trompeurs.

Un jour avant de m’asseoir sur une  pierre tentatrice illuminée de soleil, je l’ai soulevée : dessous il y avait une vipère.

LA DESULLISION EST ENCORE PlUS RUDE

Publié le 02/07/2012 à 15:09 par leblogdemylene Tags : bonne vie monde article france background fille nature actualité

 

 

LA DESILLUSION ESTENCORE PLUS RUDE

 

Comme je ne suis pas dans le secret des Dieux, je ne connaissais pas encore hier la dernière bonne nouvelle concernant le nucléaire. Il s’agit du projet Astrid, réacteur de 4° génération, qui a donné lieu le 26 juin a un accord entre le CEA et l’entreprise Bouyghes sur le choix des bétons les mieux adaptés. Le fait d’étudier les matériaux à utiliser pour la construction confirme que ce projet loin d’être enterré, comme on aurait pu l’espérer d’après l’affirmation de François Hollande de sortir progressivement du nucléaire, est au contraire d’une actualité  renouvelée. D’ailleurs d’après la revue Usine Nouvelle d’autres accords ont déjà été signés à ce sujet avec Areva, EDF et Toshiba.

J’ai beau ne pas être dans le secret des Dieux, je sais quand même que l’EPR, réacteur de la troisième génération, n’est toujours pas en service ni à Flamanville en France ni en Finlande, premier client à ce sujet d’Areva, où l’on ne doit pas être ravi de voir gonfler démesurément le coût comme les délais de réalisation. En revanche en France où il n’est pas question d’économie, surtout quand on aime, ce ne sont pas quelques millions (ou milliards ? ) qui vont freiner l’enthousiasme.  Bref on évite quand même de souligner qu’on est prêt, en même temps qu’une augmentation générale des tours de vis, à mettre en chantier ce réacteur de 600 megawatts, fonctionnant avec un cœur à neutrons rapides, refroidi au sodium. Pourquoi on fait ça ? Parce que cette technologie est économe en uranium et réduit les déchets radioactifs. Bravo. L’ennui, c’est que le sodium s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau. Suivez mon regard du côté de Fukushima et imaginez si ce progrés en serait toujours un en cas de tsunami ou autre plaisanterie de la nature qui, cette année, déploie un peu partout dans le monde ses gamineries.

Comme je trouvais intéressant cet article de Barbara Leblanc dans Usine Nouvelle, j’ai jeté un coup d’œil sur d’autres articles de la revue et j’ai découvert par exemple qu’après Fukushima, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPCEST) après avoir enquêté sur la sûreté et l'avenir de la filière nucléaire conseillait une diminution de la part du nucléaire et d’ores et déjà de limiter le recours à la sous-traitance. J’avais eu connaissances des méfaits de cette sous-traitance et des dangers provoqués par des économies abusives et je n’y reviens pas. Mais je vois aussi que les rapporteurs de cet organisme, d’ailleurs soutenus par quelques députés UMP, militaient pour le remplacement d'un réacteur nucléaire en fin de vie sur deux pour rééquilibrer la production énergétique française et permettre aux énergies renouvelables de se développer convenablement. Tiens tiens !

A noter que jusqu’à présent L'OPCEST n'avait jamais milité pour une baisse de la part du nucléaire. Au contraire, Cependant il y a quand même des gens qui n’ont pas pris le désastre de Fukushima à la légère.

Mais voyons, toujours, grâce à Usine Nouvelle – qui n’est pas membre d’EELV – les leçons tirées en France de ce désastre.

J’ai adoré la déclaration de Christophe Béhar, directeur de l'énergie nucléaire au CEA : "Les événements de Fukushima n'ont pas relevé de lacune majeure dans le champ de connaissance des phénomènes dans un réacteur en situation d'accident grave", Mais comme il y a eu  non seulement des accidents graves mais des répercussions tout aussi graves, voyons un peu comment on tente de prévoir ce qu’il conviendrait de faire pour les éviter.

Par exemple l'explosion d’ hydrogène, qui a soufflé une partie des installations du site de Fukushima. L'hydrogène peut se créer par oxydation des gaines de zyrcodium ou radiolyse de l'eau. Il s’agit donc d’étudier avec le programme Mistra les recombineurs d’hydrogène pour optimiser au mieux leur utilisation dans un réacteur. Mais, nulle comme je suis, je note quand même qu’on se sert d’une reproduction de cuve nucléaire de 100 mètres cubes contre 70.000 dans une vraie centrale. Je ne sais pas pourquoi cette disproportion me chiffonne. De même il faut connaitre les réactions possibles du corium (mélange de combustible et de métal formé en cas de fusion du cœur) avec l’eau et le béton de l’enceinte de confinement. A Cadarache, on a donc  créé de faux corium à base d’uranium appauvri. Bon. Mais est-ce indifférent de faire des tests sur 50 kg de matière alors qu’un vrai corium atteint une centaine de tonnes ? Peut-on toujours  ignorer de telles différences d’échelle ?

Ce n’est pas que j’ai envie de faire la maline qui comprend de quoi elle parle. Mais ce que je comprends c’est tout de même que lorsqu’il y a une vraie catastrophe les effets dépassent abominablement les prévisions et que la zone atteinte par ces catastrophes s’étend de plus en plus. Ce que je comprends également c’est que les dépenses pour cette diablerie deviennent de plus en plus importantes, nécessaires … et pourtant systématiquement réduites pour faire des économies.

Pourtant  notre nouveau deus ex machina, plus malin que le précédent, veut tout de même miser sur le nucléaire.

Quand j’étais petite? je connaissais par cœur un air de l’opérette « La fille de Madame Angot » qui disait «  C’était pas la peine, c’était pas la peine …c’était pas la peine assurément de changer de gouvernement ».

Participation de la France au prochain sommet de Rio

Publié le 08/06/2012 à 17:43 par leblogdemylene Tags : bonjour vie france création travail texte

 « Pour une agence de l’ONU sur l’environnement »
 par Pascal Canfin
(tribune parue ce matin dans la Croix sur Rio).
 Vingt ans après le sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 1992, 120 chefs d’État – dont François Hollande – vont se réunir dans la ville brésilienne sous l’égide de l’ONU pour relancer les négociations internationales sur le développement durable. 
   Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement.
 «La France souhaite obtenir à Rio un engagement daté et précis sur la création d’une agence des Nations unies sur l’environnement. Prenant le relais de l’actuel Programme des Nations unies sur l’environnement <
http://www.unep.org/french/
>  (Pnue), cette agence aura pour fonction de coordonner l’ensemble des conventions environnementales qui coexistent aujourd’hui de manière dispersée. C’est un travail important pour renforcer et stabiliser le droit international de l’environnement. À la différence d’une organisation mondiale de l’environnement, cette agence sera totalement intégrée dans le système onusien.

La deuxième priorité de la France est de relier les questions de développement soutenable et de lutte contre la pauvreté, qui sont aujourd’hui distinctes. Il serait plus judicieux d’avoir un seul agenda et une seule feuille de route pour traiter, par exemple, de l’accès à l’eau, à la santé, à la contraception ou à l’énergie. Nous souhaitons donc lancer un seul processus, dont l’objectif est d’aboutir en 2015 à la fixation d’objectifs chiffrés et quantifiés en matière de développement durable et en matière de lutte contre la pauvreté.

Le sommet de Rio sera par ailleurs l’occasion de faire le point sur les différentes initiatives prises au niveau international sur les financements innovants et sur la façon de continuer à avancer pour que ces financements puissent compléter l’actuelle aide publique au développement. J’animerai à Rio une rencontre des 63 États qui forment le groupe pilote sur les financements innovants, où nous reparlerons bien sûr de la taxe sur les transactions financières.

Je sais que les discussions s’annoncent difficiles. Il est certain que ce sommet ne sera pas un point d’arrivée, avec un texte contraignant s’imposant à tous ! En tant qu’écologiste, je ne peux que regretter que la communauté internationale n’aille pas assez vite au regard de l’urgence environnementale. Mais je ferai en sorte que les négociations aillent le plus loin possible et que des progrès soient enregistrés sur les points de blocage que nous connaissons bien. 

Ainsi, beaucoup de pays parmi les moins avancés pensent encore que l’écologie est un luxe réservé aux pays riches. Mais la prise de conscience que la question de la préservation des ressources naturelles, de la désertification ou du changement climatique atteignent la capacité de ces mêmes pays à se développer progresse.

De la même façon, il faut convaincre les pays émergents – dont les classes moyennes adoptent nos modes de consommation – qu’il est de leur intérêt d’évoluer sur les questions environnementales. Les pays riches n’ont aucune leçon à donner sur ce point, d’autant que, par exemple, les émissions de CO2 de l’Union européenne ont encore progressé l’an dernier.

Pour avancer, le mot clé, c’est l’innovation. Loin de porter une vision culpabilisante ou punitive vis-à-vis des pays émergents, nous devons innover dans les modes de production, l’organisation urbaine, etc. Nous devons travailler ensemble à l’élaboration d’un grand compromis mondial pour que l’ensemble de nos modes de vie évoluent de manière soutenable.»
   

PETIT RECAPITULATIF ANTI-NUCLEAIRE

Publié le 30/03/2012 à 10:49 par leblogdemylene Tags : amis vie france monde mer argent
PETIT RECAPITULATIF ANTI-NUCLEAIRE
Pour convaincre  les indécis et ceux qui font confiance  aux "scientifiques" vrais ou faux  :
 
 Voici les principaux arguments contre le nucléaire
 - l'uranium sera épuisé dans deux ou trois décennies et ne pourra plus alimenter les centrales actuellement en fonction. Que dire si on construit partout de nouvelles centrales comme Sarkozy  en nourrit le projet ?
- pour se procurer cet uranium, le Canada a fermé les  mines qui menaçaient les régions très habitées de son territoire et en a ouvert d'autres dans le grand nord : tant pis pour les habitants de ce grand nord. En France, la même chose : nous n'avons plus une seule mine d'uranium ouverte en France, bien qu'elles contiennent encore un peu partout de ce minerai,  à la suite  de l'action d'ONG ayant prouvé que son extraction  provoque à l'entrée des mines des déchets qui empoisonnent tout l'environnement, plus des gaz très  toxiques , comme le radon, qui s'échappent au niveau du sol pendant des kilomètres. D'où la nécessite de s'approprier l'uranium d'anciennes colonies. Celui du Gabon a été complètement épuisé et maintenant c'est celui du Niger. Bravo pour l'indépendance énergétique  et bravo pour  la charité qui consiste à aller empoisonner  ailleurs  pour chauffer tout près.
- pendant des décennies en France le budget de l'Etat a été fortement consacré au nucléaire, pas seulement pour avoir de l'électricité, l'uranium enrichi par les centrales, sert ensuite au nucléaire militaire et en attendant que tout le monde renonce vraiment à la bombe, nous figurons parmi ceux qui continuent à  entretenir voire à perfectionner le  nucléaire militaire.
-  personne n'a trouvé le moyen de se débarrasser sans danger des déchets  sortant des centrales, nocifs pendant des siècles. Le danger est donc double : à la sortie des mines et à la sortie des centrales. Les déchets ne sont pas les mêmes.
- dangers représentés par les centrales elles-mêmes : Même si on prétend que la plupart d'entre elles  ne sont pas menacées par tsunami et tremblements de terre, beaucoup sont situées sur des   sols sujets à  des secousses sismiques.  De plus  il y a le danger d'attentats terroristes. exemple :  le  groupe de jeunes  qui a réussi  cette année en France à entrer dans une centrale  sans être inquiétés, faisant ainsi  la preuve qu'un attentat  est toujours possible. Autre danger : l'eau de refroidissement des centrales fait dangereusement monter la température des rivières où elle s'écoule, menaçant la vie des   espèces animales et végétales;
 -  l'argent dépensé pour maintenir coûte que coûte les centrales et en construire d'autres fait que tous les chercheurs qui s'épuisent depuis plus d'un siècle à prouver qu'il existe d'autres sources d'énergie propres et  renouvelables, comme l'éolien,  le solaire, l'hydrogène,  les algues capteuses de CO2 et transformables en électricité, l'énergie maremotrice, l'hydrolien actuellement à l'essai etc..  ne trouvent pas ou peu d' aide pour mettre leurs inventions au point ou sont même carrément rejetés.   Car un des avantages majeurs de ces énergies renouvelables, c'est qu'elles pourraient être captées directement par les utilisateurs ... sans enrichir les sociétés qui jusqu'à  présent ont eu le monopole de l'énergie,  depuis l'extraction jusqu'à la distribution, avec le  le charbon, puis le  pétrole, puis l'uranium et  se fichent pas mal des  dangers de l'extraction , comme la nouvelle fuite de pétrole  qui s'écoule en ce moment en mer du nord, après  celle qui a dévasté le golfe du Mexique.
- la suppression des emplois : nous avons largement prouvé en France que tout le personnel des centrales pourrait être employé au démantèlement des unités,  notamment celles qui sont déjà arrivées au bout normal de leur durée.  Et surtout la recherche,  la mise au point des énergies renouvelables , la construction  des équipements  peuvent provoquer des milliers d'emplois diversifiés et des emplois pour la plupart non délocalisables.  Pour la construction des équipements nous sommes en train de nous laisser devancer largement par l'Allemagne.
"Nos amis" allemands sont peut-être très fortiches, mais en France on a brisé l'élan de  bien des petits industriels qui ne se débrouillaient pas mal non plus.
 

LA COMMISSION EUROPEENNE DEVIENDRAIT-ELLE ECOLOGISTE ?

Publié le 05/03/2012 à 11:31 par leblogdemylene Tags : belle background 2010 travail cadre livre

 

LA COMMISSIONEUROPEENNE DEVIENDRAIT-ECOLOGISTE ?

L’affirmation de Jeremy Rifkin, dans son  dernier livreque la Commission Européenne  promeut les énergies renouvelables et leur utilisation maximale dans les bâtiments nouveaux,  me laissait sceptique :  l’écologisme des commissaires me semblait une vue de l’esprit. J’avais tort.  Le projet Concerto, impulsé en 2003,   fait partie du 6ème programme cadre de recherche de la Direction Générale Transport et Energie et il est fort intéressant : soutenues financièrement par la Commission, 28 communautés locales réparties en 9 projets s’investissent dans des actions concrètes impliquant l’utilisation des Sources d’Energie Renouvelables  et des Economies d’Energie , en profitant de l’expérience des communautés les plus avancées en Europe dans le domaine de l’énergie durable et  de sa décentralisation. Il s’agit donc bien d’une volonté affirmée  de promouvoir les sources d’énergie renouvelables dans l’Union Européenne.

 

Chaque projet associant plusieurs villes européennes, le projet SESAC  concerne à la fois Grenoble ,  Växjö en Suède et Delft aux Pays–Bas qui utiliseront les énergies renouvelables et des techniques de construction réalisant l'efficacité énergétique maximale,  pour réduire les consommations, baisser les charges financières  et contribuer à une forte diminution des émissions de gaz à effet de serre. En mutualisant connaissances et  pratiques, elles créeront à terme  un modèle à vocation européenne. 
A  Grenoble,   dans le quartier de  l'ancienne caserne de la ville, s’édifie sur  8,5 hectares d'un seul tenant un nouveau quartier accessible par des transports en commun.   A terme, il comprendra 850 nouveaux logements, dont 435 bioclimatiques, un parc, une école, une résidence étudiante, une maison de retraite, un centre commercial.  Les logements bioclimatiques sont équipés de capteurs solaires thermiques couvrant environ 45% des besoins en eau chaude sanitaire, de ventilation double flux avec récupération de chaleur et d'équipements économes en électricité et en eau. La moitié des besoins de chauffage seront assurées par 8 centrales de micro-cogénération au gaz. Une centrale solaire  représentant 1.000 m2 de panneaux  utilisera la  toiture de l'espace commercial. Elle fournira chaque année 110 MWh d'électricité  ce qui permettra de réduire les émissions de CO2  de 11 tonnes par an. Les tribunes du stade seront également recouvertes de panneaux photovoltaïques contribuant pour  100kW aux besoins en électricité du parc.
Le projet doit s’étendre à Echirolles, voisine de Grenoble, avec 60 logements sociaux équipés de manière analogue, tandis que 280 logements actuellement chauffés électriquement seront raccordès au chauffage urbain biomasse (dont j’espère qu’il n’utilise pas d’incinérateur !) pour économiser 4000kWh par an et permettre aux familles disposant de faibles revenus de bénéficier d'un confort optimal et de favoriser les économies d'énergie (5.000 kWh par an).

Par ailleurs, le projet Concerto-act2  se déroule notamment sur l’île de Nantes où il concerne une vingtaine de bâtiments. Des représentants de différentes villes européennes (Allemagne, Suède, Angleterre, Pologne ) ou françaises comme Ajaccio et Lyon, toutes concernées par Concerto-act2, sont déjà venues à Nantes pour s’en inspirer. On y retrouve évidemment la même politique qu’à Grenoble  : isolation extérieure, ventilation récupératrice des calories expulsées, panneaux solaires pour l’eau chaude sanitaire, raccordement à un réseau de chaleur issue de l’incinération (ça c’est moins écologique) pour le chauffage, centrale photovoltaïque de 1800 m sur le toit d’un parking du centre commercial Beaulieu. 

Nantes Métropole, chef de file local, de

concert avec la ville de Hanovre (chef de

file européen) s’est engagée dans ce

programme Concerto-Act2 depuis 2006. Une

vingtaine de bâtiments « Concerto » seront

sortis de terre en 2013, l’année   Nantes

sera la« Capitale verte de l’Europe » : alors

qu’un  immeuble construit dans les années

1970 consomme de 230 à 330 kWh/m²/an,  la

consommation d’un bâtiment Concerto  act2

se situe  à moins de 50 kWh/m2/an).

 De son côté, Hanovre a démarré la

planification  du quartier Kronsberg, il y a  

déjà vingt ans, avec des bâtiments très

économes en eau et énergie. Les  

responsables de la ville veulent réussir, d’ici

trente ou quarante ans,  à débarrasser la

ville de gaz carbonique à 100%

Mais il n’y a pas que le projet Concerto injustement méconnu : conçue et réalisée par une vingtaine d’ entreprises, la Cité de l’Environnement, située au cœur du Parc Technologique de la Porte des Alpes, près de Lyon, au carrefour des communes de Bron, Chassieu, Saint-Priest, est encore plus ambitieuse : il s’agit d’ un bâtiment produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme. L’ immeuble regroupe 3400m2 de bureaux,   600m2 de locaux communs,1600m2 de parking en sous-sol et 400 m2 de terrasses.  Outre toutes les techniques les plus performantes de construction, d’isolation, d’utilisation  de panneaux photovoltaïques, de complèment de chauffage par pompe à chaleur réversible à capteurs horizontaux couplée à un plancher chauffant, son originalité est de prendre en compte le comportement des occupants et de mutualiser leurs besoins en énergie, avec une gestion commune  pourles salariés (cafétéria, lieux de détente, sanitaire), et pour chaque entreprise résidente (salles de réunion, de formation, matériel bureautique). Un aménagement soigné des postes de travail  a étéparticulièrement étudié pour éviter toute dépense énergétique inutile, comme l'utilisation défendue des ordinateurs portables plus dépensiers que les fixes.

 Malgré tout les initiateurs du projet

 estiment qu’il faut attendre deux ans

d’occupation après l’inauguration  du

bâtiment qui a eu lieu en 2010 avant

d’être sûr des performances estimées.

De leur côté, certains industriels commencent également à s’orienter vers l’économie d’énergie.Dans le cadre du projet de maisons posititives « Model Home 2020, qui existe dans 6 pays européens, le groupe Velux a présenté en 2011 à Verrières le Buisson son premier exemplaire de maison à énergie positive. Elle laisse notamment entrerun maximum de lumière zénithale,  permettant de réguler par effet de cheminée la température intérieure et en transformant l'énergie solaire pour l'ensemble des besoins domestiques : électricité, chauffage, eau chaude. Autre idée intéressante : après 6 mois de présentationaux professionnels et au public, la maison sera habitée pendant un an par une famille pour tester ses performances énergétiques et son confort. Belle initiative dont on espère que les résultats ne seront pas …optimisés !(www.maisonetlumière.fr

 Allons, tout n’est pas sinistre dans l’actualité !  Plutôt que de se battre au sujet de la viande halal,  pourquoi ne jamais parler des nouvelles réconfortantes ?

UNE SOBRIETE HEUREUSE

Publié le 17/01/2012 à 18:16 par leblogdemylene Tags : belle homme france vie monde mort soi voiture burkina

UNE SOBRIETE HEUREUSE

 

Une amie de trente ans me dit récemment qu’elle ne sait pas ce que c’est que de se sentir repue à la fin d’un repas. Je n’avais  jamais constaté qu’elle  mangeait plus que quiconque, au contraire. Ce qui signifie qu’elle a appris à s’arrêter quand elle se considère comme suffisamment nourrie. Ce ne doit pas être si facile! Mais voila qui s’apparente, bien qu’elle ne le sache pas, à cette sobriété heureuse que prônait ce matin Pierre Rahbi sur France Inter.

 J’ai beaucoup de respect pour cet homme, fervent partisan d’agriculture biologique, qu’il a pratiqué au Burkina Faso il ya plus de quarante ans, mais dont il disait ce matin que ce n’est pas suffisant pour sauver notre planète, exploitée à mort par tous ceux qui nous poussent à croire que nous n’avons jamais assez de tout.

 Pendant ces soldes hivernales  qui rendent les gens prêts au crime pour se saisir plus vite que leur voisin  du torchon ou du pantalon à  prix  « sacrifié », dont ils n’ont même pas besoin, c’est bien le concept de sobriété qui pourrait peut-être leur rendre la raison.

Ce qui plombe nos sociétés atteintes par le nuage noir de la récession associé à la fin des ressources terrestres, c’est moins la difficulté de combler nos besoins, nous dit Rahbi,  que celui de combler notre soif de superflu. Une soif impossible à étancher puisqu’elle est sans cesse attisée par l’existence de nouveautés à posséder de toute urgence pour ne pas se sentir minables dans la compétition sociétale qui fait rage. Nous apprenons de plus en plus tôt que le bien  n’a aucun intérêt s’il n’est pas un mieux par rapport aux « autres ».

 Et les autres deviennent vite des rivaux qu’il faudra toute sa vie surpasser non seulement avec ses notes mais avec un cartable et des vêtements de « marques », puis le dernier  portable, puis la plus belle voiture ….

Tout le monde sait ça ? Sans doute. Mais qui  fait le lien entre cette sournoise obsession d’être le plus fort, le plus riche, le plus puissant et la véritable lèpre qui contamine les politiciens quelle que soit leur étiquette ?

 On a vu des socialistes quitter le radeau pour entrer dans le gouvernement Sarko, et abandonner ensuite ledit radeau sans vergogne, afin de monter leur petite affaire pour traquer une éventuelle notoriété associée à quelques prébendes confortables. 

« On va faire de la politique autrement » qu’ils disaient, ceux qui m’ont décidée en fin de vie à  entrer dans un parti  ! Et finalement on apprend que le quatuor de tête tente de se hisse aux postes législatifs convoités en enfonçant la tête de celle qu’ils ont poussée à les représenter, sous l’eau trouble des marécages électoraux.      

Mais les premiers feraient rire plutôt  que convaincre. Quant au quatuor aux dents longues, il provoque une marée de récalcitrants qui voient clair dans son jeu. Réussiront-ils à épurer la situation ?  Sans doute pas pour la dominer, mais  peut-être pour changer son orientation.

L’important  en cette période cataclysmique est de rejoindre par quelque sentier que ce soit  la multitude éparse des « indignés » ou  encore la campagne « Tous candidats », lancée par Pierre Rahbi. Il s’agit de convaincre chacun de commencer par se changer lui-même, de supprimer de ses objectifs tout ce qui encombre sans apporter de véritable satisfaction et, conjointement, de découvrir en soi tout ce qui peut faire passerelle  vers les autres. Peut-être sortira-t-il un jour de cette masse de citoyens  apaisés ceux qui seront cette fois dignes de les représenter parce qu’ils auront suivi d’abord ce chemin  escarpé.

UN AVIS AUTORISE SUR LA SITUATIO DE EELV

Publié le 31/12/2011 à 15:49 par leblogdemylene Tags : message image fond chez histoire moi texte signature citation

UN AVIS AUTORISE SUR LA SITUATION DE EELV

Ce qui se passe actuellement à l'intérieur d'EELV  est tellement compliqué que je souhaite laisser un ancien scrétaire  national  du parti des verts, Gilles Lemaire,  en  expliquer un peu les ressorts.

C'est l'année de la catastrophe nucléaire de Fukushima,
c'est l'année la plus chaude de l'histoire de la météorologie, des plus grandes émissions de gaz à effet de serre,
c'est l'année de la crise financière, économique et sociale, avec son cortège d'exclusions, de développement du chômage et de l'exclusion,
c'est l'année du recul de la démocratie en Europe où Sarkomerkel imposent leurs politiques chaotiques mais surtout  inégalitaires aux peuples européens, notamment au peuple grec et font ainsi encore plus reculer l'envie d'Europe,
c'est l'année de la furie répressive guéantesque, l'année de la folie meurtrière de Hassad, de Kadhafi et des militaires égyptiens,...

Heureusement que le mouvement des indignés et les peuples arabes, dans des insurrections non-violentes, ont témoigné et parfois victorieusement que d'autres mondes sont possibles.

L'année 2011 avait plutôt bien commencé pour notre mouvement.
Le congrès s'était conclu sur un texte d'orientation voté à la quasi-unanimité poursuivant le rassemblement des écologistes... La primaire avait permis à EELV d'être très visible médiatiquement et les candidats étaient de valeur.
Le deuxième semestre malheureusement est catastrophique et défait une grande partie des avancées des deux années précédentes.
En premier lieu, Nicolas Hulot n'a pas su être à la hauteur de sa "défaite"; je le regrette d'autant plus que j'avais soutenu sa candidature.
Mais surtout, le processus de négociation avec le Parti socialiste a été conduit par une direction occulte du mouvement de la pire des façons.

C'est en tout premier lieu la responsabilité de Cécile Duflot.


Direction occulte, accusais je, car Cécile concentre tous les pouvoirs et s'appuie sur un petit cénacle de quelques personnes notamment Stéphane Sitbon-Gomez et Jean-Vincent Placé, qui n'ont aucun rôle officiel et ne tiennent leur pouvoir que de Cécile.
Direction occulte anti-démocratique
, car elle applique les pires méthodes de direction, achetant à coup de promesses de places ceux qui sont faibles et arrivistes, ne respectant pas les statuts quand ils leur sont défavorables; je fais référence là au choix des candidats aux élections législatives sur les circonscriptions réservées où EELV a la possibilité de faire élire des candidates et candidats.

Direction maladroite et incompétente dans sa communication. Je ne reviendrai pas sur les multiples déclarations imbéciles de Jean Vincent Placé, lançant ses piques tout azimut pourvu que cela fasse parler de lui !

Je préfère revenir sur la conduite des négociations avec le Parti socialiste et de la communication associée.

Le choix de négocier prioritairement avec le PS pouvait se comprendre encore que j'eusse apprécié que l'on respectât le texte d'orientation et que l'on ne s'enfermât pas dans le face à face avec le PS, en prenant des initiatives vers d'autres partenaires. Je n'en méconnais pas les difficultés étant donné que le PG, la FASE,.., le Front de Gauche, sont dans une phase tactique d'affirmation qui ne facilite pas le dialogue avec eux.

Cécile Duflot et ceux sur lesquels elle s'appuie, n'ont pas saisi l'occasion de ces négociations pour débattre au fond et rendre publique un constat des points d'accord et de désaccord entre les deux partis. Pourtant EELV, quasi unanimement, était prêt à un accord qui nous permette d'avoir suffisamment de députéEs pour mieux peser sur les lois et politiques publiques, notamment dans le cas d'une arrivée au pouvoir des sociaux-démocrates.

Mais ils ont préféré vendre notre image pour un plat de lentilles avec deux graves erreurs de communication !


La première, cela a été d'affirmer urbi et orbi, qu'il n'y aurait pas d'accord sans sortie du nucléaire programmée et abandon du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, "cette main ne signera jamais un tel accord ! (Citation de Cécile Duflot)". Et qu'en est il advenu ?

La deuxième, c'est la même Cécile annonçant sa candidature à Paris au moment même de la signature de cet accord qui bien entendu ne respectait pas les déclarations précédentes. Comment voulez vous que l'interprétation donnée n'en soit pas "elle a échangé l'abandon du nucléaire et du projet d'aéroport contre son poste de députée ?

Il eût été tellement mieux pour notre mouvement, qu'un débat sur le fond avec le Parti socialiste aboutisse à un texte constatant les points d'accord et de désaccord, et pas seulement sur les deux questions précitées, mais aussi sur les politiques sociale, économique, migratoire,... et que ce texte affirme que les deux partis constatait qu'ils souhaitaient conjointement bouter hors de l'Elysée le sieur Sarkozy et changer la majorité à l'Assemblée nationale mais n'étaient pas encore prêts à gouverner ensemble sur le constat conjointement fait. Et même ce dernier point eût pu être passé sous silence.

Il eût été tellement mieux pour l'image de notre mouvement que les légitimes ambitions de Cécile Duflot ne soient pas immédiatement rendues publiques, pour qu'un lien, qui fût destructeur, ne se crée pas entre la signature de l'accord et son ambition personnelle !

Mais comment comprendre de la part de personnes, dont je ne nierai pas l'intelligence, de telles fautes politiques ?


Je ferai un détour vers un passé récent qui peut nous éclairer.

En 1997, suite à une dissolution heureuse de l'Assemblée nationale par un premier ministre du nom de Villepin, Lionel Jospin devient Premier ministre et Dominique Voynet, alors secrétaire nationale des Verts, Ministre de l'Environnement. Dominique Voynet installe alors comme secrétaire national à sa place Jenan Luc Bennahmias,  lui disant quelque temps plus tard "c'est moi qui reste la patronne ne l'oublie pas"
Durant cette législature, de bonnes décisions ont été prises et d'autres moins bonnes, pour le moins !
Privatisations, décrets autorisant un laboratoire sur l'enfouissement des déchets nucléaires en Lorraine à Bures et la culture de deux OGM, loi sur l'eau massacrée, politique de l'immigration conduite par Chevènement dans la poursuite des lois Pasqua (gaulliste mafieux et répressif des années 89-90), deuxième lois sur les 35 heures très critiquable aboutissent d'ailleurs à une sévère mise en cause de Dominique Voynet, au constat qu'il eût été préférable de rompre la solidarité gouvernementale en 2000 et sur ces bases critiques à un renversement de majorité interne chez les Verts au Congrès de Nantes en décembre 2002.

Cécile Duflot vient d'adhérer aux Verts, dans le groupe de Villeneuve Saint Georges animé par Liliane et Daniel Dayot (Liliane est décédée et Daniel a quitté EELV critique des pratiques de Cécile et de l'évolution du mouvement; j'espère que Cécile, qui aimait Liliane, se pose parfois la question de savoir ce que Liliane penserait de son évolution).
Cécile fait partie du courant critique, Désir de Vert, qui devient majoritaire. Il lui est proposé d'entrer au collège exécutif, équivalent du bureau exécutif d'EELV. Je me souviens d'une discussion avec Cécile, où elle me dit ses craintes de ne pas en être capable, ce à quoi je lui ai répondu "je n'ai aucun doute sur tes capacités ma seule crainte est que nous mettions en place une nouvelle Dominique Voynet" J'avoue qu'à l'époque je n'y croyais pas moi même ! Eh bien malheureusement c'était prémonitoire, et je me pose souvent la question de savoir si je dois regretter d'avoir alors poussé Cécile à la direction des Verts.

Je ne m'explique le comportement de Cécile et de ses proches, les erreurs grossières de ces derniers mois que par leur isolement dans la "politicaille" et dans l'enfermement des ambitions personnelles, qui leur font perdre tout contact avec le réalité commune.

Alors j'en viens à mes vœux.

Pour Cécile et Stéphane, que j'ai aimé et avec qui j'ai par le passé souvent dialogué, j'espère encore qu'ils vont se remettre en cause et revenir à leurs engagements d'il y a quelques années.

Pour notre mouvement auquel je tiens et qui me semble toujours indispensable, malgré les envies qui peuvent parfois devant nos déchirements et retours arrières me prendre d'en démissionner pour ne m'en tenir qu'à mes engagements associatifs, je souhaite qu'il résiste à la tentation des ambitions personnelles et qu'il n'entre pas dans un gouvernement qui sera à la fois timide et impuissant devant la gravité des situations que nous allons rencontrer dans les années à venir. Et si par malheur, la direction actuelle l'entrainait dans cette impasse, je souhaite qu'au sein d'EELV se constitue un pôle le plus large possible et le plus ouvert possible de résistance à ce qui serait une erreur majeure, sachant que l'avenir sera à ce pôle,

n'en doutez pas !

le 31 décembre 2011
gilles lemaire
secrétaire national des Verts en 2003 et 2004





L'année 2011 se termine et il était temps qu'elle se termine !

SELISTE UN JOUR, SELISTE TOUJOURS

Publié le 27/11/2011 à 13:27 par leblogdemylene Tags : france roman vie enfants travail moi monde texte divers société

SELISTE UNJOUR SELISTE TOUJOURS !,

 

 

Depuis 1996 j’ai adopté la philosophie des SEl (Système d’Echange local) dont la devise est « le lien vaut mieux que le bien » et dont le moteur principal est de permettre à un groupe de gens géographiquement proches d’échanger entre eux objets et services, grâce à une monnaie sans change possible avec la monnaie officielle. Quelques années après, dans un texte sur les « trois paliers », j’évoquais les motivations principales pour lesquelles on entrait dans un SEL, le dernier représentant la volonté d’appartenir à un système favorisant une révolution sociale. Quelqu’un me faisant remarquer il y a quelques jours que bien peu de Sélistes reconnaissaient ce troisième palier, j’ai envoyé sur les listes de Sel’Idaire, association en perpétuelle discussion y compris sur son rôle, le texte suivant.

 

« La liberté d'opinion a toujours fait partie du socle sur lequel reposait le dogme du SEL, ce qui permettait à des gens venant d'horizons très divers de se rencontrer et de s'apprécier.  C'est dans cet esprit que je considérais que les motivations des sélistes pouvaient se ranger dans trois catégories qui  ne s'excluaient pas mais pouvaient se mélanger, voire se compléter et aboutir à la prise de conscience  que le SEL représentait  un outil  révolutionnaire  capable de changer la société. Comment ? De deux façons complémentaires : l'utilisation d'une monnaie  ou plutôt d'une unité de comptes  interdisant toute  spéculation et constituant la mémoire irremplaçable de toutes les actions-échanges entreprises, d'une part, et d'autre part la notion,  de plus en plus  adoptée, d'une unité basée sur le temps et conférantRoman;"> à la minute de travail la même valeur  pour tous, mettant la pénibilité  ou l'ennui sur le même plan que les compétences professionnelles, quelles qu'elles soient .. Peu de personnes ayant accepté de considérer que des heures de ménage valaient une consultation d'avocat ou un déplacement de plombier se sont  rendu compte que c'était une notion aussi révolutionnaire  qu'un  paiement sans change possible avec quelque monnaie nationale ou internationale que ce soit.

Mais depuis le moment où j'ai écrit les trois  paliers, la vie a changé.  Inutile d'insister sur le fait que de plus en plus de gens ne peuvent plus vivre  grâce à un salaire décent ou un salaire tout court. Les facilités offertes par le système d'échanges que nous pratiquons  vont devenir de plus en plus indispensables à la vie quotidienne d'un nombre croissant de gens.  Mais en même temps je pense qu'il est souhaitable  que l'esprit révolutionnaire qui a présidé à  la  naissance de notre système  ne reste pas  isolé dans le monde  d'aujourd'hui.   Cet esprit se manifeste  tous les jours de façon   radicale  et violente dans les révolutions   qui soulèvent  les pays ployés sous la dictature. Il se manifeste  avec les "indignés" qui  clament  leur désaccord avec une politique économique et financière mettant les populations en coupe réglée au profit de quelques-uns. Mais il se manifeste aussi beaucoup plus pacifiquement à travers les nombreuses associations qui cherchent à apporter une solution équitable à un problème particulier : le logement et l'hébergement des personnes , d'âge différent ou non, mettant en commun dans un même lieu  expériences, compétences, équipement, gestion etc..; entr'aide financière pour supporter un projet  n'intéressant pas les banques ; partage de moyens de transport divers ; accompagnement ou garde d' enfants ;  réparation d'objets et  don de ceux  dont on ne se sert plus. etc...  Bien des sélistes n'ont d'ailleurs pas attendu pour faire également partie de ce genre d'associations. Mais il me semble que ce serait  le moment pour les SEL et en particulier pour Sel'Idaire dont  la première vocation a été de favoriser la naissance d'ateliers divers, de prendre  plus précisément parti pour tous  ceux qui sont en mesure de changer  la société et de créer des ponts avec eux. »  

 Le nombre des SEL en France et un peu partout dans le monde n’a cessé d’augmenter, bien qu’il y ait en même temps des disparitions, comme celle du Sel en Puisaye, auquel j’ai participé. Malgré cette disparition mon attachement à ce qu’il représente n’a pas molli : pour moi le SEL est l’outil le plus révolutionnaire de notre temps, tout en étant le moins violent. Si les années ont usé mes capacités physiques,  elles laissent intact mon souhait que cette révolution pacifique (malgré quelques bagarres internes difficiles à éviter en terrain gaulois) ne cesse de prendre de l’ampleur.

 


DERNIERS ARTICLES :
LA VERITE EXISTE-T-ELLE ?
LA VERITE EXISTE-T-ELLE ?   Je me réveille encore imbibée de rêve ou plutôt de ce stade intermédiaire où on continue à discuter avec un interlocuteur inconnu ou peut-être
ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX
ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX   Ils ne doivent pas être nombreux ceux qui se souviennent encore de ce vieux film où éclataient le talent et la beauté d’une Jane Fonda qui in
TEXACO PLIE DEVANT LES INDIENS DE L'EQUATEUR
EN EQUATEUR, TEXACO PLIE DEVANT LES INDIENS SPOLIES     En 1964, les habitants indiens d’une petite ville d’Amazonie Equatorienne, Lago Agrio, voient avec  stupéfaction u
POURQUOI UNE DEUXIEME CONFESSION ?
POURQUOI UNE DEUXIEME CONFESSION ?  En fin de compte, pourquoi Jerome Cahuzac a-t-il éprouvé le besoin de battre sa coulpe une deuxième fois ? Qu’avons-nous appris de sa
DEXIA, "LA BAD BANK"
DEXIA : LA "BAD BLANK" Le CADTM et ATTAC soutiennent les collectivités publiques en procès contre Dexia et exigent la mise en faillite de la « bad bank » Dexia Crédit Loc