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Date de création : 29.08.2010
Dernière mise à jour : 09.05.2013
225articles


politique générale

POURQUOI UNE DEUXIEME CONFESSION ?

Publié le 19/04/2013 à 14:11 par leblogdemylene Tags : moi monde homme amis sourire argent

POURQUOI UNE DEUXIEME CONFESSION ?

 En fin de compte, pourquoi Jerome Cahuzac a-t-il éprouvé le besoin de battre sa coulpe une deuxième fois ? Qu’avons-nous appris de sa bouche ? Qu’il donnait sa démission de député (mais pas des émoluments y afférant), qu’il niait absolument avoir déposé 15 millions d’euros et non pas simplement 600.000, qu’il ne savait pas ce que savait François Hollande, que des amis nouveaux avaient été émus par sa frénésie d’aveux. Il nous a confirmé  qu’il parlait un excellent français, ce qui évidemment nous change agréablement du charabia entendu un peu partout dans les medias, et qu‘on pouvait sans doute éprouver une véritable volupté à répéter cent fois qu’on était coupable et seul coupable …Pas de sourire séducteur, mais le regard profond qui lui a certainement très bien réussi tout le long de sa carrière.

 N’allez pas croire que pour moi la cause est entendue et que je le considère comme un franc ( !) salaud. En vérité je n’en sais fichtre rien. Son numéro était imparable, tellement imparable qu’il est difficile même  de croire que c’était un numéro.

Le plus intéressant , après cette démonstration de charme, c’était le témoignage de Bernard Debré, médecin comme lui, généralement acharné contre tout socialiste ou prétendu tel et qui ne pouvait que répéter qu’il avait été sensible à l’intelligence, au charisme de cet homme dont on pouvait attendre toutes les réussites, y compris celle d’une chute aussi réussie. Pas mal non plus le témoignage d’un psychiatre (dont je n’ai pas retenu le nom) qui décortiquait brillamment ce que la plupart des spectateurs avaient sans doute ressenti : une scission dans la personnalité permettant la coexistence d’une culpabilité dont on n’arrive pas à se défaire  avec une sorte d’oubli permettant d’effacer plus ou moins durablement le souvenir de sa faute. Bien sûr : qui n’a pas  pensé que c’était possible. Mais qui n’a pas été quand même frappé par une simple question à laquelle personne ne semble porter attention : si le remord d’avoir déposé de l’argent en Suisse il y a des années le poursuivait à ce point, n’y avait-il pas la possibilité de rapatrier cet argent et de le déclarer… sans trop risquer une condamnation : faute avouée n’est-elle pas à demi pardonnée… quand on l’avoue avant qu’elle soit dévoilée ?

Reste aussi une autre possibilité : cette frénésie d’aveu ne cacherait-elle pas un secret d’état que personne n’a envie de voir étalé au grand jour ? Reste aussi la petite phrase que tout le monde a relevé : le fait qu’il ne savait pas ce que Hollande savait. Et ça, c’est peut-être la flèche du Parthe. Mais c’est Debré qui a trouvé l’excuse possible pour le chef de l’état quand il a dit qu’il avait peut-être été aveuglé par la personnalité de Cahuzac. Décidément hier soir le public en a eu pour son argent.

PATRIMOINE OU CAPITAL ?

Publié le 15/04/2013 à 16:42 par leblogdemylene Tags : homme histoire collection patrimoine fantastique

CAPITAL OU PATRIMOINE ?

 

Il y a déjà plusieurs années, une série d’articles avait attiré l’attention générale sur le cas de nombreux petits propriétaires-agriculteurs ou pêcheurs de l’île de Ré qui se trouvaient soumis à l’impôt des grandes fortunes du fait de la valeur fantastique qu’avaient pris les terrains de l’île depuis qu’elle était devenue une station touristique très appréciée. On signalait des gens qui, ne pouvant payer cet IGF, risquaient d’être obligés de vendre ce qui jusque-là était considéré comme un bien familial modeste, de surcroît associé  à leur moyen d’existence.

 Du coup je me suis demandé quelle incidence pouvaient avoir dans la déclaration que nos politiques sont désormais obligés de faire de leurs biens les variations considérables qui peuvent avoir lieu dans l’estimation de leur patrimoine.  Et si, par le jeu des héritages, certains se trouvent propriétaires d’une  demeure jadis achetée pour une bouchée de pain par leur grand’père et désormais valant une fortune ?

J’ai un exemple tout frais : au début du XX° siècle, un homme, plutôt  désargenté mais d’esprit judicieux, acheta pour quelques sous  70 hectares de garigues au-dessus de la plage de Pampelonne, aux portes de Saint-Tropez,. Cet homme intelligent qui avait eu l’occasion de constater que de nombreux peintres, acteurs, écrivains  commençaient à apprécier ce qui n’était alors qu’un petit port de pêche inconnu, dit à ses enfants : « Ne faites pas les imbéciles après ma mort : je vous laisse une fortune avec Pampelonne ». Il disait vrai, mais cela mit du temps à se réaliser.

 Bien entendu, une partie des héritiers se comportèrent comme prévu en imbéciles et vendirent leur part  contre un plat de lentilles. Mais l’un d’eux  fut plus malin, garda la sienne et se trouva à la tête de terrains qui valaient de l’or. Cette histoire (dont je garantis l’authenticité étant une descendante de ceux qui ont bradé leur part) n’est sans doute pas le cas de tous ceux qui doivent faire la liste de leurs possessions. N’empêche ! Il va y en avoir qui vont être obligé de déclarer une propriété évaluée très cher au moment de cette estimation, alors qu’elle leur vient d’un quelconque aïeul qui l’a achetée trois francs six sous. Mais cette histoire-là, elle, ne figurera pas dans la déclaration. Et si un bien immobilier déclaré prend une valeur imprévue pendant le mandat de son propriétaire  ou, au contraire, se déprécie considérablement ?

 Le même raisonnement tient évidemment pour les objets d’art ou toute collection à estimation variable. Voila qui va ouvrir l’imagination des plus malins. Qui va estimer à leur juste valeur ces éventuelles collections ?

 On m’a raconté hier soir qu’une petite poterie de quelques centimètres, représentant   une « lionne en majesté », a  récemment été vendue à New York  à un anonyme 57 millions de dollars, sous prétexte qu’elle vient de Mésopotamie et compte environ  5 à 6 mille printemps !   Imaginez un instant que l’anonyme en question ait à déclarer son patrimoine … ou qu’un scriboullard ait à vérifier la date de naissance et la valeur  de la lionne !!!!!!

 Ce n’est pas que je trouve mauvaise l’idée d’étaler au grand jour les possessions de ceux qui nous gouvernent. Mais je me demande si on a bien pensé à toutes les tricheries qui vaudront un jour à quelqu’un ou quelques-uns de se dire   dévastés par le remord d’avoir menti.

 

LE MAL COURT

Publié le 09/04/2013 à 15:10 par leblogdemylene Tags : cadeaux vie moi bonne article enfants mort

LE MAL COURT

 

Il court même si vite qu’on a du mal à le rattraper quand il sévit comme en ce moment. Je n’ai heureusement pas la fonction d’informer les populations, car à peine ai-je éprouvé le besoin de donner mon opinion qu’elle s’avère carrément en-dessous de la réalité. Je me demandais si Cahuzac n’avait pas menti en révélant seulement 600.000 euros de dissimulation fiscale et surtout sans avouer d’où ils venaient. Finalement la touche artistique de cet aveu menteur, c’est sa déclaration d’être dévasté par le remord, alors qu’on apprend qu’en 2009 ce sont probablement 15 millions qu’il a essayé sans succès de mettre au vert. Au lieu de hurler avec les loups , bonne pomme, je me demandais sérieusement si on ne pouvait pas sincèrement regretter d’avoir commis une faute des années auparavant. Vous savez pourquoi le mal peut courir, comme l’affirmait une pièce flamboyante d’Audiberti qui vient d'être ressucitée au théatre Montparnasse ? Parce qu’il y a des gens comme moi assez naïfs pour penser qu’on peut réellement être « dévasté par le remord », parce qu’eux-mêmes sont capables de l’être pour avoir croqué un fruit sans le payer. J’exagère à peine.

Cela dit, je pense que le mal commence effectivement avec la nourriture volée sans qu’on ait l’excuse d’avoir faim. Mais remontons la chaîne : pourquoi ai-je mangé  ce fruit à l’étalage ? parce que je n’ai aucune confiance dans l’honnêteté des grandes  surfaces, empereurs de la malbouffe. Ils commencent par imposer des prix dévastateurs aux agriculteurs, commercialisent des produits dont la composition n’est parfois même pas douteuse, me mentent sur la provenance de ce qu’ils vendent etc.. ; passons au résultat de cette malbouffe avec les médicaments censés y remédier. Ce n’est pas la peine d’insister sur l’éthique des  laboratoires pharmaceutiques , spécialistes de la mort à distance, qu’ils feignent d’ignorer. Après ces faux jetons que trouve-t-on ?  Ceux qui, à un niveau supérieur, dans le gouvernement, les couvrent,  ceux qui sont « responsables mais pas coupables » selon une formule qui ne cesse d’être brandie justement par les responsables,  moyennant des petits cadeaux qui finissent par atteindre 15 millions. Et pendant ce temps-là, certains parlent de remoraliser les enfants à l’école dès le plus jeune âge. Ils ont raison bien sûr mais comment donner l’envie aux enfants d’être honnêtes et de ne pas nuire à leur prochain quand ils entendent dans leur famille commenter les malversations de toutes les catégories de responsables ? Quand la vieille loi du milieu : « je ne suis pas un donneur », leur interdit de dénoncer ceux qui, sous la menace, leur piquent leur portable, leur nikes ou n’importe quel article « de marque » ? Quand la formule « Et ben quoi il n’y a pas mort d’homme » continue à servir d’excuse à toutes les petites malversations ? C’est « ringard » ce que je dis ,  probablement. Mais comment revendiquer l’urgence de « transparence", brandie comme le seul remède contre l’ensemble des « affaires Cahuzac », si on ne traque pas la triche partout où elle se déploie ?

Peut-on croire à la vague de déclarations de  leurs biens et revenus de ministres ou de députés, lorsqu’il n’existe aucun organisme de contrôle ?  Peut-on espérer mettre fin à l’oligarchie qui permet de rester à vie ancré dans un poste à responsabilité et  fait entrer dans la bergerie tous les loups-copains, si on ne leur oppose aucune barrière ?   

Il y aura toujours des voleurs, mais on peut essayer de prouver aux enfants qu’il existe une autre direction.

  

LES CONTRAIRES SE VALENT

Publié le 06/04/2013 à 13:17 par leblogdemylene Tags : roman cheval moi monde homme sourire société mort divers écran éléments

LES CONTRAIRES SE VALENT

Ou

REFLECHIS AVANT DE PARLER

 

Mediapart a  soulevé le doute, la réprobation, l’intêret, l’admiration etc… pour avoir découvert je ne dirais pas l’affaire du siècle parce que le classement est difficile, mais  quand même une info qui sortait un peu de l’ordinaire. Au point où il en était, Cahuzac aurait peut-être mieux fait de continuer à nier : on a vu plus fort. Mais cet honnête homme a préféré se confesser. Je me demande s’il se sent mieux.  En tout cas les seuls qui se sentent bien ce sont tous les opposants au régime.., enfin quand je dis régime … disons au gouvernement actuel, lequel , lui, a quelques raisons de se sentir mal. Pourtant réfléchissons. Qui avait le plus de compétences pour lutter contre tous ceux qui planquent leurs petits bénéfices à l’abri du fisc français, sinon celui qui connaissait les ficelles ? Encore que nous ne sachions pas si Cahuzac est le plus qualifié en la matière. Si on creuse un peu, je suis sure qu’on peut trouver meilleur spécialiste. Par exemple le petit copain de fac de Hollande, dont j’ai oublié le nom. Il dit avec le bon sourire de celui qui a la conscience tranquille :  "Oui j’ai fondé deux entreprises dont une de tourisme off shore, dans un coin ensoleillé. Et alors ? ll n’ y a rien d’illégal à ça. J’ai tout déclaré, aux services fiscaux de mon pays ». Ah bon ! Pourtant  j’aimerais qu’on m’explique l’avantage de placer ses petites affaires au diable vaut vert si ce n’est pas pour en dissimuler les bénéfices et l’argent personnel que ça vous rapporte. Laissons les cadors UMP exalter des affaires  qui font si bien leurs affaires., surtout quand l’aboyeur en chef se trouve être Jean-François Copé, expert en manoeuvres douteuses. Des gens qui auraient mieux fait de se taire, ce sont les Bordelais (j’ai oublié leur fonction) ) qui viennent de déclarer que l’affaire Bettencourt, (enfin la dernière), allait  se terminer par un non-lieu.  Cà c’est carrément imprudent de rappeler que le chef de file des aboyeurs (qui se tait prudemment, lui) a été mis en examen il n’y a pas un mois. D’autant qu’en grattant un peu on déterrerait plusieurs affaires bien plus sordides à reprocher à l’ancien chef d’Etat. 

Assez plaisanté ! Qu’est-ce que je veux prouver ? Qu’ils sont tous pourris ? D’abord ils ne le sont pas tous et le sont à des degrés très divers. 

Reprenons Cahuzac, personnage balzacien assez intéressant : il se dit torturé de remords. Pourquoi ? parce qu’il a menti ? C’est tout ? Moi qui ne l’ai jamais vu que sur un écran de télé, je suis frappée par quelque chose de curieux. Quand je le vois sourire, je me dis que je ne lui confierais pas trois sous tant il pue le faux jeton. Mais si l’image le montre sérieux il a au contraire un beau regard profond et franc.. Donc menteur et sincère, à la fois ou à tour de rôle ? Il dit qu’il a des remords ? C’est tout à fait possible. Mais  pour avoir menti ou pour ne pas avoir  avoué le pire, d’où venaient ces 600.000 euros ?(600 .000 seulement ? J’ai d’abord cru avoir mal compris). Car on sait qu’il a eu  des « rapports » avec l’industrie pharmaceutique. Aïe, aïe , aïe ! Les scandales attachés à une profession qui les a multipliés depuis des décennies ont un relent particulièrement sinistre parce qu’ils ont touché et touchent tous les jours à une mort sciemment provoquée ou « ignorée ».

 Alors quand Hollande dit  que le scandale Cahuzac est individuel et non dû à un régime, il est naturellement à côté de la plaque comme d’habitude. C’est bel et bien le régime qui est pourri. Mais pas seulement le régime français de la V° république. Ce sont les fondements de la société mondiale toute entière, sauf peut-être certains Etats européens du nord qui ont imposé à tous les membres de la classe politique de déclarer l’ensemble de leurs possessions. Mais même eux : c’est la totalité des rapports mondiaux, commerciaux et financiers, qui est en cause. Dans tous les domaines, c’est la truanderie qui est favorisée, conseillée, imposée, puis officiellement ignorée.

Comment se fait-il qu’un homme ait le pouvoir de gagner trois sous en laissant faire certaines magouilles qui touchent la santé générale, qu’il s’agisse de médicaments ou de ragouts de viande ? On utilise des restes de cheval plus ou moins pourris à l’échelon européen ? A peine a-t-on tourné la page sans savoir comment on va lutter contre ce fléau qu’on prétend que les médicaments génériques pourraient ne pas comporter les éléments salvateurs indispensables, que les vaccins pourraient être finalement plus dangereux que  les maladies présumées ? 

J’en passe bien sûr, car le fin du fin , c’est le rôle de la Troïka dans le désastre financier qui touche, après bien des états africains, par exemple, toute l’Europe du sud après s’être cassé les dents contre l’Islande, seule à avoir dit non aux banques.

Tout le monde hurle contre celui qui s’est fait prendre et qui a avoué qu’il avait commis une faute.

Mais tous les responsables mondiaux, politiques,financiers,commerciaux, responsables de ruines, de suicides, de tragédies plus ou moins avouables, plus ou moins compréhensibles et ceux-là mêmes qui ont cédé à la tentation, qu’en fait-on ? Que fait-on de vous ou de moi qui avons un jour « oublié » quelques sous à déclarer ou pris le métro sans ticket ?

LA POLITIQUE ET LES COINCIDENCES

Publié le 24/03/2013 à 14:36 par leblogdemylene Tags : sexe chevaux vie monde homme fond histoire enfants femme france fille femmes

LA POLITIQUE ET LES COINCIDENCES

 

S’il y a deux hommes que je déteste, ce sont bien DSK et Sarkozy. Logiquement je devrais penser, au vu des « affaires » qui leur sont tombées dessus, que c’est un juste retour des choses. L’un aurait dû devenir président de la République en 2012, s’il n’avait pas été mêlé à une sordide histoire de sexe, l’autre est menacé de ne pas pouvoir redevenir président en 2017 si sa mise en examen  devient  accusation,  et s’éternise en  procés,  appel,  cassation.

Je devrais être contente ? Eh bien pas du tout. Dans les deux cas la justice me parait avoir été le cadet des soucis de ceux qui voulaient et veulent aujourd’hui avoir la peau de quelqu’un qui gêne leur ambition ou leur rancune.

Prenons Dominique Strauss-Kahn, seul concurrent sérieux de Sarkozy en 2007. Apparemment tout le monde savait que c’était un malade sexuel et ça ne l’avait pas empêché de faire  carrière. Un récent reportage nous le montre accaparé par la fringale jamais apaisée d’enfiler les actes sexuels comme les enfants les anneaux des  manèges de chevaux de bois. Nous le décrit-on comme un violeur ? Pas du tout. Il n’a qu’un signe à faire pour que les femme succombent. En dépit de toutes les imprudences qui ont jalonné sa vie  malgré  les conseils, voila qu’au moment de réaliser  le dernier acte de la montée vers la présidence, il va en quelques minutes tout saccager en sautant sur la première venue. Mais le saut lui-même importe peu : on lui reproche le viol et la séquestration qui ne seront jamais prouvés. En revanche la « victime », elle, n’a pas perdu son temps : elle va toucher quelques millions de dollars pour ce qui ressemble fort à un piège destiné à faire tomber un homme politique qui désormais ne sera plus jamais un danger pour personne. Je ne pense pas que ce soit une grande perte pour le prestige ou le bon fonctionnement de la République. Mais la morale et la justice n’en sortent pas grandies. C’est le mécanisme du piège et ses instigateurs qui auraient valu qu’on les mette en pleine lumière. Mais ça n’a intéressé personne.

Voyons maintenant le cas Sarkozy. Après sa défaite, il se tient prudemment à l’écart, intervient à peine dans le déballage qui met sur les dents ses ficèles sherpas et se croit à l’abri. A peine a-t-il chuchoté entre ses dents que si la France a vraiment besoin de lui en 2017 …. que la foudre lui tombe sur la tête. Des affaires accumulées dans l’ombre contre lui, il y en a plusieurs. Dans l’accusation d’avoir utilisé des fonds provenant directement de la poche de Liliane Bettencourt, on aurait pu trouver à redire . Est-ce bien régulier de faire appel à une fortune privée pour une campagne électorale : il n’y a pas une loi contre ça ? Et quant à la fortune en question, elle apparait moins sulfureuse que celle de Khadafi qui aurait lui aussi sponsorisé Sarkozy. Mais ce qui va lui valoir une mise en examen à laquelle personne ne s’attendait, c’ est l’abus de faiblesse sur personne âgée. Pauvre vieille femme riche ! Déjà accusée par sa propre fille de donner des sommes importantes à un gigolo,  ce qui était son droit, mais lui a valu d’être mise sous tutelle, voilà qu’il lui est aussi interdit d’aider  le candidat à la Présidence de son choix ? C’est humiliant pour elle à qui on refuse le droit d’avoir une opinion politique  à un « certain » âge et pour toutes les femmes qui ont le malheur d’y parvenir. Mais le fond de l’affaire qui s’en occupe ? Qui souhaite  mettre un terme définitif à la carrière de Sarkozy (en dehors de moi !) ? La caste des juges d’instruction que précisément l’ex-Président de la République voulait mettre au rancart ? Je n’irais pas jusqu’à penser que Hollande  - qui a finalement profité de l’exclusion de DSK  - est aussi à l’origine du coup bas contre Sarkozy, dangereux concurrent pour 2017…  D’ailleurs contrairement au clan UMP qui aboie avec ferveur et maladresse, il se garde bien d’insister sur cette nouvelle affaire. Mais il y a des coïncidences troublantes quand même !

LE POINT DE VUE D'UN TOUAREG SUR LA GUERRE AU MALI

Publié le 10/02/2013 à 11:59 par leblogdemylene Tags : blog bonne background france roman nature femmes cadre afrique

LE POINT DE VUE D’UN TOUAREG SUR LA GUERRE AU MALI

 

Depuis l’époque lointaine où, à Tombouctou, j’ai vu la détresse morale de touareg, obligés pour subsister de vendre armes et bijoux ou  trimballer des touristes assoiffés d’exotisme sur leur unique dromadaire, je suis particulièrement touchée par leur destin.

Etant tombée par hasard sur le blog de Moussa Ag Assarid, porte-parole des touareg de l’Azawad, il me semble seulement juste de publier la lettre qu’il a adressée aux « puissances » mondiales. Je souhaite qu’elle fasse contrepoids à tant de commentaires vides ou mal informés.

Lettre ouverte :

·                                à Monsieur le Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), New York (USA),

·                                à Monsieur le Président de la Commission de l'Union Européenne (UE), Bruxelles (Belgique),

·                                à Madame la Présidente de la Commission de l'Union Africaine (UA), Addis Abeba (Éthiopie)

·                                à Monsieur le Président de la Commission de la Communauté Économique Des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Abidjan (Côte d'Ivoire).

 

Vos Excellences,

Permettez-nous, de vous rappeler toute la complexité de la question de l’Azawad et des implications d’une intervention militaire dans cette région. Ni le problème, ni le milieu humain, culturel et même géographique, ni les acteurs locaux et sous régionaux, ne sont pareils à nuls autres.

L’Azawad, qui est malheureusement et malgré lui, l’épicentre de la crise sahélienne, n’est ni la Somalie, ni l’Afghanistan, en dépit de certaines comparaisons avancées dans les multiples déclarations qui fusent dans la presse. Les paradigmes sont différents, par conséquent, les méthodes et les approches devraient l’être aussi.

Excellences, le conflit qui oppose l’Azawad au Mali remonte à plus d’un demi siècle, après le départ du dernier soldat français du territoire de l’ex Soudan Français. La nature du conflit demeure fondamentalement politique. Son socle identitaire et culturel était connu bien avant l’indépendance du Soudan Français. Il est régulièrement rappelé par les soulèvements périodiques de notre peuple depuis l’invasion française et contre l’occupation malienne, dont le dernier en date remonte à janvier 2012.

Nous considérons que la question constitue un cas de décolonisation inachevée du fait de la seule volonté de la France coloniale. Ce soulèvement porté par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) a réussi à bouter hors de notre territoire l’armée et les symboles de l’Etat malien dès le 1er avril 2012, avant de proclamer unilatéralement la cessation des opérations militaires le 5 avril, et déclarer l’État indépendant de l’Azawad, le 6 avril 2012. Les groupes de narco-terroristes qui occupent aujourd’hui les grands centres urbains de l’Azawad en y semant la terreur s’y sont implantés profitant de l’attitude complaisante de l’Etat malien et de la complicité active de certains dirigeants qui ont favorisé leur prolifération.

Bénéficiant des soutiens extérieurs dont ceux d’États, ces groupes tentent à présent de spolier les acquis de la libération de notre territoire d’où ils espèrent se fortifier et porter la menace terroriste jusqu’en Occident.

Au-delà de ce sombre tableau, le MNLA, comme le prouve nos démarches, a toujours privilégié le dialogue et la négociation pour résoudre ce conflit. Malheureusement, le silence et le mépris des régimes maliens à nos offres répétées de dialogue nous ont, à chaque fois, contraints au choix détestable de la guerre que nous impose en permanence l'attitude de l'État malien. Nous avons souscrit à toutes les initiatives de médiation d’où qu’elles viennent. Nous avons accepté dans l’intérêt supérieur de notre peuple d’envisager toutes les options acceptables de sortie de crise et de règlement définitif du conflit dans la perspective d’une paix durable pour notre peuple, les États voisins et la sous région.

La communauté internationale, plus préoccupée par notre déclaration d’indépendance comme fait constitutif d’atteinte à l’intégrité territoriale de l’État du Mali, nous a mis en quarantaine et a assisté sans rien faire à l’émergence sur notre territoire de forces obscurantistes qui s’y sont installées depuis plus d’une décennie avec la complicité et l’appui avéré de l’État malien.

Le MNLA n’a aucune affiliation, ni avec des groupes extrémistes islamistes, ni avec des bandes de narcotrafiquants, et encore moins avec des nébuleuses terroristes. Le temps et les événements l’ont suffisamment démontré. Toute confusion allant dans ce sens ne saurait relever que de la mauvaise foi. La maturité politique du MNLA, qui n’est plus à démontrer, représente un gage pour la paix et la stabilité dans l’Azawad, les Etats voisins, la sous région et la communauté internationale, ainsi qu’un levier déterminant pour éradiquer la menace terroriste et fondamentaliste. Avec un sens élevé de nos responsabilités, nous avons en permanence affirmé et réitéré notre engagement, y compris au prix du sacrifice ultime, à contribuer à la lutte anti terroriste dans le cadre d’une plateforme internationale.

Mieux, nous avions sollicité de la communauté internationale de nous garantir la neutralisation des interférences politiques extérieures néfastes, à charge pour nous d’éradiquer la menace terroriste dont, in fine, nous sommes les premières victimes.

Enfin, nous avons consigné notre philosophie, notre vision sur la base des aspirations de notre peuple, dans une plateforme politique, qui porte des engagements fermes pour nous-mêmes, les nations voisines, la sous région et la communauté internationale, Le MNLA reste convaincu que :

- sans une reconsidération de la position de la communauté internationale concernant le MNLA, aucune solution fiable ne saurait prendre place. Toute intervention militaire sous régionale ou internationale qui ne s’appuierait pas sur le MNLA est vouée à l’échec, quels que soient par ailleurs les moyens humains, techniques et financiers déployés.

La raison en est que le MNLA, dont l’armée a chassé celle du Mali en quelques jours, est toujours sur le territoire de l’Azawad. Du reste, aucun pays voisin ne peut attester d’avoir vu nos forces franchir sa frontière. Le MNLA maîtrise parfaitement bien les réalités sociologiques et les règles de la guerre en zone désertique, tout en jouissant d’une bonne connaissance du terrain et du soutien des populations.

En outre, le MNLA peut éviter les dégâts collatéraux, ce qui n’est pas le cas de l’armée Malienne et celle de la CEDEAO. Ce n’est pas tant que nous cherchions à y être associés, mais c’est tout simplement la voie de l’objectivité, de la logique, du réalisme et de l’efficacité que de nous intégrer dans le dispositif de sécurisation de l’Azawad.

Tout cadre qui n’associerait pas le MNLA ne ferait qu’amplifier le chaos et généraliser le danger à toute la sous région. Nous offrons, compte tenu de ce qui précède, de régler le problème politique MNLA–Mali et de confier à notre Armée le soin de bouter dehors les narco-terroristes. C’est la seule solution réaliste, peu coûteuse sur les plans humain et matériel.

Sinon, cette intervention engendrera un immense chaos humanitaire et n’aura aucune chance d’atteindre les objectifs politiques et militaire visés. Nous vous rappelons que les pays fournisseurs des contingents militaires de la CEDEAO (Mali, Burkina Faso, Niger), Algérie, ont toujours bénéficié de l’assistance de la communauté internationale pour la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue sans succès.

Roman;">Le scénario idéal reste, cependant, celui qui consiste à parvenir à la stabilisation du pouvoir à Bamako afin de créer les conditions minimales d’une négociation entre le Mali et le MNLA et, in fine, d’aboutir à un accord de paix sur la base duquel sera défini rapidement le schéma de l’éradication de la menace narco-terroriste. Par ailleurs, nous attirons votre attention, sur la question humanitaire qui apparaît inquiétante.

La situation dans les camps des réfugiés et l’état des populations déplacées deviennent de plus en plus préoccupants, face à la démobilisation de la communauté internationale, plus sensible à l’ampleur de la crise syrienne qu’au drame qui se joue dans le sahel.

De nombreuses personnes, dont des milliers de femmes d’enfants, errent dans les camps de réfugiés sans aucun espoir. Dans les centres urbains sous la coupe des groupes narco-terroristes, les jeunes sont embrigadés, les femmes terrorisées.

Le MNLA réitère toute sa confiance à vos Excellences et vous assure de tout son soutien dans la réalisation de votre mission, tant est qu’elle tend à la recherche d’une solution définitive et durable du conflit. T out en réitérant notre ferme engagement à vous appuyer dans votre tâche, nous prions vos Excellences d’agréer l’expression de notre très haute considération."

Roman;">Fait le 09 novembre 2012

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LES GUERRES SONT TOUJOURS DES SALES GUERRES

Publié le 21/01/2013 à 10:43 par leblogdemylene Tags : france moi monde

LES GUERRES SONT TOUJOURS DES SALES GUERRES

Existe-t-il, a-t-il jamais existé une cause intégralement juste  et dont les défenseurs  aient tous été  animés des mêmes  motivations ?

Comment juger sainement l’intervention française au Mali en faisant abstraction du rôle que la France a joué  en tant que puissance colonisatrice ? On n’a pas fini de dénombrer les répercussions de frontières établies sans tenir compte d’ethnies, séparées  ou au contraire réunies

 arbitrairement. C’est le cas des touareg nomades qui réclament l’indépendance de leur territoire traditionnel réparti sur plusieurs états modernes dont le Niger et le Mali. Quant au poids des intérêts financiers de la France, on sait ce que représente l’uranium d’Arlit au Niger, sans parler de celui non encore exploité de plusieurs sites du Mali.  François Hollande ferait mieux de se taire quand il déclare que la France n’a aucun intérêt financier au Mali. Pire  encore et plus tordu :  s’adressant aux pilotes français de la base militaire  d’Abou Dhabi, le président de la République aurait eu, d’après le Canard enchainé, une phrase malheureuse sur la possibilité des aviateurs combattant au Mali de prouver l’excellence du Rafale, l’ avion français de combat. L’intervention  française  aurait-elle pour raison d’être de  mieux vendre le Rafale dans le monde entier ? Est-ce bien nécessaire de nous rappeler le rôle de la France dans l’armement international ? Est-ce bien sain d’attirer notre attention à ce sujet, quand on nous apprend par ailleurs que les jihadistes contre lesquels on se bat sont supérieurement armés ? Par qui et de quoi ? Apparemment pas de rafales mais d’armes au sol qu’ils n’ont pas fabriqués eux-mêmes et qu’ils auraient payées, nous dit-on,  grâce à l’argent de la drogue, des rançons, des pillages.

Autrement dit les armes des deux camps pourraient venir de la même source et en dernier ressort enrichir les mêmes industriels ? Va-t-on également nous dire que c’ est bon pour lutter contre le chômage ?

Et ce n’est pas tout : je lisais ce matin qu’Aminata Traoré, une journaliste féministe malienne pour laquelle j’ai toujours eu une grande admiration, venait de se déclarer hostile à l’intervention armée française. J’éprouve le même malaise que le jour où à Bamako une autre malienne, intelligente et instruite, défendait la cause de l’excision ou, plus exactement, me montrait que les occidentales qui la condamnaient, moi en l’occurrence, ne savaient pas de quoi elles parlaient.

Je sais bien pourtant ce qu’Aminata Traoré pense de la charia telle que les terroristes du nord Mali veulent l’imposer.    Mais est-il possible qu’elle la redoute moins qu’une éventuelle reprise en mains de la politique et de l’économie malienne par les occidentaux,  et plus précisément par  les industries multinationales ?  

 Quel est le côté de la balance qui l’emporte ?

Par ailleurs, la déclaration fracassante de Cameron reprochant aux autorités algériennes de ne pas l’avoir prévenu de leur intention d’attaquer les terroristes qui

venaient de prendre des centaines d’otages me semble d’une rare imbécillité : le prévenir, lui ou le japonais qui réclamait la même chose , c’était prévenir probablement aussi  ceux qui se proposaient d’emmener leurs otages de l’autre côté de la frontière libyenne.

Tout se passe comme si personne  ne pouvait  jamais envisager  la globalité d’un problème.  Cependant quand on l’ envisage, on reste au milieu du gué sans savoir de quel côté aller. Et je reste, moi, avec une question à laquelle je n’ai jamais su répondre. La tolérance est une grande vertu. Oui, mais, que fait-on contre les intolérants, les assaillants, les criminels  ? Peut-on rester au milieu du gué ? Le fléau nazi devait être éradiqué : les habitants des villes normandes qui ont été détruites par les bombardements alliés ont-ils jamais reproché aux pilotes américains d’avoir eu la main lourde et de ne pas les avoir prévenus ?

LA FRANCE AU MALI

Publié le 13/01/2013 à 15:04 par leblogdemylene Tags : moi france femmes pensées

LA FRANCE AU MALI

 

Après une semaine de grève,  pour des raisons  mystérieuses, France Inter réunit aujourd’hui une poignée de grands politologues qui se sont gravement posé toutes les questions posables sur la décision du Président de la république d’intervenir au Mali.

 Ce n’est pas moi qui vais résoudre la question. Mais je peux déjà dégager  quelques sous-entendus ici ou là suggérés. Oui, ça tombe bien pour le gouvernement que cette décision courageuse  – approuvée par l’ensemble des partis – soit prise deux jours avant la grande manifestation contre le Mariage pour tous. Remarquons tout de même que la poussée islamiste vers Bamako - qui a provoqué la décision française - n’a pas dépendu de François Hollande. Plus grave je trouve a été la remarque que les touareg , partie prenante du mouvement islamiste qui a envahi le nord du Mali, avaient essentiellement pour objectif  de former un état touareg indépendant regroupant leurs terres,   au Mali, Niger, Libye comme ils le souhaitent depuis longtemps et comme Kadhafi le leur avait promis. Ce n’est pas faux, mais de cette façon, on escamote une motivation  beaucoup plus urgente qui est la révolte contre l’appropriation des  pâturages touareg du Niger par le gouvernement de Niamey pour accorder l’exploitation des mines d’uranium  à la France, mais aussi à la Chine, en passe de devenir la Chineafrique dans tout l’est du continent. Etant donnée l’attitude du gouvernement français à l’égard du nucléaire qu’il continue à présenter comme l’arme maîtresse de notre industrie, s’opposer à cette coalition islamo-touareg peut donc avoir une raison assez différente de ce qu’on présente comme la vocation de la France à défendre le faible et l’opprimé. On se garde bien de souligner que l’intérêt de la France n’est pas d’accorder aux Touareg ce qu’ils

demandent. Et ça c’est une motivation bien difficile à  justifier

Cela dit on parle de moins en moins de la présence touareg dans les hordes qui ont déjà dévasté le nord du Mali et ce n’est certes pas mon intention de défendre ces hordes dont l’ambition est de faire régner la guerre sainte sur toute la région et d’imposer partout une charia  dont on connait les répercussions, en particulier sur les femmes.

Mais les experts de ce matin faisaient en général remarquer que le « aussi longtemps qu’il le faudra » de François Hollande devait englober nécessairement la reconstruction politique des états africains peu à peu abandonnés à une certaine déliquescence politique. Ils ont raison mais c’est bien là que se trouve une difficulté presque insurmontable : comment passer d’une intervention de défense à ce qui deviendra vite une ingérence avec le risque d’imposer une façon de voir la politique forcément différente de celle qui se dégagera de plus en plus dans des pays en émergence vers une démocratie que nous-mêmes sommes bien incapables demener réellement à bien ?

Le ministre EELV, Pascal Canfin , en charge d’orienter l’aide de la France à ses anciennes colonies africaines vers une coopération civile sincère et non plus le néo-colonialisme de la Francafrique, pourra-t-il tenir compte de tous les paramètres contradictoires contenus dans la situation actuelle ? Pourra-t-il réussir à orienter le gouvernement socialiste vers une aide débarrassée d’arrière-pensées économiques, voire politiques ? Soyons réalistes : demandons l’impossible.

GAZ ET PETROLE DE SCHISTE

Publié le 22/12/2012 à 17:57 par leblogdemylene Tags : roman chez signature afrique paris article monde éléments france nature annonce soi jardin

 

  Gaz et pétrole de schiste : Ni dans mon jardin, ni dans celui du voisin !

  Communiqué de presse

Paris, 21 décembre 2012

Contrairement à leurs vibrantes prises de position sur ce dossier avant les dernières élections présidentielles, une fois au pouvoir, les socialistes et leurs alliés montrent leur vrai visage. Alors que François Hollande s'est publiquement engagé en septembre dernier à ne pas permettre l'exploitation des gaz et pétrole de schiste au nom de la défense de l'environnement, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, cité par le Poinl;"déclarait hierqu'un accordferait de l’Algérieun laboratoire que la mobilisation citoyenne sans précédent a rendu plus difficile à mettre en place en France : celui des expérimentations d'alternatives à la fracturation hydraulique.

Seule technologie actuellement rentable pour exploiter les hydrocarbures de schiste, la fracturation hydraulique est interdite sur le territoire français depuis le 13 juillet 2011. Au moment où commence le débat sur la transition énergétique convoqué par François Hollande, l'annonce de Laurent Fabius révèle le cynisme de ce pouvoir quin’a aucun scrupuleà contredire, par les actes, ses discours plaidant en faveur des énergies renouvelables et de la préservation de l’environnement. En effet, quelle que soit la technique utilisée pour libérer les minuscules concentrations de gaz ou de pétrole, la roche-mère doit être fracturée et les fissures gardées ouvertes,à l’aide de particules injectées par unliquide porteur. Les risques de remontée à la surface des contaminants naturellement présents dans la roche (métaux lourds, arsenic, éléments radioactifs, etc.) restent donc inchangés. De même, ni la fracturation au méthane, ni la fracturation pneumatique, ni la facturation par arc électrique, ni la fracturation au CO2, techniques extrêmement complexes en soi, ne permettrontd’éviter les fuites de méthane nil’aggravation de l’effet deserre. Loin de renoncer à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, le gouvernement persiste dans le modèle productiviste et extractiviste, obsolète et mortifère pour la planète.  

Enfin, la déclaration de Laurent Fabius est aussi un signal clair quant à la vraie nature de la politique étrangère de l'Etat socialiste. Ainsi, pendant que, devant les projecteurs, le Président avouela responsabilité de l’anciennemétropole d’avoir instauré en Algérie unsystème colonial «profondément injuste et brutal», dans la réalité, la France considère toujours ses ex-colonies comme des laboratoires pour les sales besognes impossibles à mener sur le territoir national.Les Algériens peuvent remercier les dirigeants français et algériens qui s’entendent sans vergogne pour envisagerces projets au mépris de leur avenir. Mais nous considérons que leur avenir est aussi le nôtre. Les collectifs   français en lutte contrel’exploitation et l’exploration des gaz et pétrole de schiste se joignent aux Algériens et à tous  les Maghrébins pour dénoncer haut et fort cet accord.

NON, quelle que soit la technique !

 Premiers signataires :

Collectif citoyen Ile-de-France « Non au gaz et pétrole de schiste », Collectif Carmen (02), Collectif ALDEAH, Collectif Briard (77), Collectif Non au pétrole de schiste Bocage gâtinais (77), Collectif pays fertois (77), Collectif 92,Quartiers en transition, Collectif Rochecolombe contre le gaz de schiste (07), Collectif Causse Méjean « Gaz de Schiste NON ! »(48), Les Collectifs Isérois (38), Collectif Citoyen du Narbonnais (11), Collectif Stop au Gaz de schiste 69, Collectif Roynac (26),Collectif Barjac (30), Collectif Auzonnet, Cèze et Ganière (30), Collectif viganais contre le gaz de schiste (30), Collectif BastagazAlès (30), Collectif Gardonnenque (30), Collectif Hautes-Cévennes du Gard (30), Collectif Stop gaz de schiste Anduze (30),Collectif Cigalois (saint-Hippolyte-du-Fort Gard, 30), Collectif Vigilance Hautes Cévennes (30), Collectif Orb-Jaur (34),Collectif Sète (34), Inter-collectif 22 septembre sud.

Toutes les signatures   sur www.aldeah.org

LE MOT SOCIALISME A-T-IL ENCORE UN SENS ?

Publié le 11/12/2012 à 13:43 par leblogdemylene Tags : monde bonne france société texte

 

Le 9 mai 1950, Robert Schumann proposait de placer la production franco-allemande du charbon et de l’acier sous une haute autorité commune, dans le but de contrer un possible réarmement en douce de l’un ou l’autre de ces deux ennemis de la veille. En 1951 était signé l’accord regroupant avec la France et l’Allemagne les autres signataires du marché commun.

Qu’est-ce qui me prend de relater cet accord ?  La rocambolesque lutte des salariés de Florange contre  le milliardaire Mittal pour qui l’acier n’est plus rentable. L’acier plus rentable. ? J’ai demandé autour de moi : à quoi sert l’acier en 2012 ? On m’a cité des tas de choses depuis les casseroles jusqu’aux trains. Mais personne ne m’a cité le matériel de guerre. Est-ce donc parce qu’on n’a plus besoin de matériel de guerre, donc de guerre  qu’il faut que Florange ferme ou végète ? Pourtant on sait bien que les deux agneaux qui ont été à l’origine du traité, l’Allemagne et la France, sont maintenant les deux plus grands fournisseurs de matériel de guerre à ceux qui en ont besoin ou à qui on fait croire qu’ils en ont besoin, la Grèce par exemple. Alors pourquoi l’acier n’est-il plus rentable ? Parce que les petites guerres qui ont couvert le monde entier ne sont pas à la mesure de ce qui pourrait être produit ? Aux adolescents qui autrefois ne filaient pas assez doux aux yeux des grandes personnes, celles-ci disaient : « On aurait besoin d’une bonne guerre pour les remettre dans le droit chemin ». Je l’ai entendu ça avant que le cataclysme ne se déchaine. Alors ? Alors la logique financière des industriels est telle qu’elle me fait froid dans le dos.  Car cette logique, qui s’appuie ou qui contraint celle des politiques, est à la fois imprévisible  et impitoyable.  Elle est prête à tout sacrifier pour s’assurer plus de bénéfices. Mais on dirait que pour elle plus de bénéfices n’est possible qu’en sacrifiant des gens. Par la guerre , elle l’a prouvé, mais aussi par une guerre sociale qui est en train de rayer des millions de gens de la simple possibilité de vivre.

 Je viens de signer un texte EELV contre le projet de loi de finances 2013 qui va être proposé au Parlement et qui inclue un crédit d’impôt concernant les entreprises, toutes les entreprises y compris celles qui font d’énormes bénéfices. Ainsi ce gouvernement , qui hurle qu’il n’a plus un sou, sous le prétexte d’aider les entreprises en difficulté se propose de favoriser également celles qui ne le sont pas, grâce à un paquet de fric qui sera payé par l’ensemble de la population, y compris les salariés pauvres, , ceux qui ont un emploi mais qui ne leur permet pas d’accéder au droit d’avoir un logement décent. Ce n’est pas un syllogisme de fous, ça ? Car non seulement ce crédit va aider les entreprises qui font le plus de bénéfices à en faire encore plus, mais elle ne fait pas non plus le détail sur celles  qui s’accrochent à des productions inutiles voire nuisibles au lieu de favoriser celles qui pourraient contribuer à promouvoir une société plus saine.

Il n’y a pas longtemps j’avais remarqué que des gens qui avaient construit des cabanes ne répondant pas aux normes urbanistiques avaient été condamnés. Mais promouvoir des entreprises qui fabriqueraient des matériaux isolants, moins énergivores, plutôt que l’immense gamme des gadgets imbéciles comme les brosses à dents électriques, ça on n’y pense pas. Tout au moins ceux qui pourraient faire ce choix : créer à la fois des emplois et des produits utiles.

Et pourtant ! Je viens de découvrir un mouvement, parti d’Angleterre et du Canada depuis plusieurs années et que la France vient seulement  d’apprécier, grâce à la traduction  en français du livre :  « Manuel de transition : de la dépendance au pétrole à la résilience locale ». Il s’agit en gros de faire face à l’inéluctable disparition du pétrole en s’organisant pour vivre autant que faire se peut sur la base de communautés locales.  Ce qui n’est pas gagné, mais qui a déjà provoqué l’émergence de groupes de réflexion. Est-ce que ce n’est pas un gouvernement digne de ce nom qui devrait encourager ce type d’engagement ? Un gouvernement socialiste, de surcroit ? Mais ce gouvernement est-il socialiste ?   J’ai dans l’idée qu’un gouvernement socialiste ne s’efforcerait pas de mettre ses pas dans les mêmes ornières que tous les précédents gouvernements de droite vers un productivisme destructeur de l’ensemble de la société.

 

 

 

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