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alberto à écrit: j’étais tombé dans une erreur très grave. je croyais que cette pratique effrayante de supprim
Par Alberto Fillat, le 09.04.2013
dsk : concurrent éentuelle de sarkozy en 2012, pas en 2007....http:/ /leblogdebelln ac.centerblog. net
Par leblogdebellnac, le 25.03.2013
et le pérou ça t'intéressera it ? j'y ai passé trop peu de temps là-bas mais assez pour en voir les bas-fond,
Par Dominique, le 26.02.2013
blog intéressant mais certains articles sont difficiles à lire.
je reviendraihttp ://debatpoliti que.centerbl
Par debatpolitique, le 19.02.2013
vous devriez grossir vos caractères, très difficile à lire.http://de batpolitique.c enterblog.net
Par debatpolitique, le 19.02.2013
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Date de création : 29.08.2010
Dernière mise à jour :
09.05.2013
225articles
EN EQUATEUR, TEXACO PLIE DEVANT LES INDIENS SPOLIES
En 1964, les habitants indiens d’une petite ville d’Amazonie Equatorienne, Lago Agrio, voient avec stupéfaction un engin volant inconnu atterrir au milieu d’eux. C'était un hélicoptère transportant les premiers salariés de l’entreprise américaine Texaco qui venaient exploiter le très riche gisement de pétrole de cette région.
Sans avertir qui que ce soit, ils commencent par raser cinq hectares de forêt, puis creusent près de la rivière le premier puits d’où sortira une marée noire dont aucun indigène ne soupçonne ni l’utilité ni le danger.
En 1972 arrive à Quito,capitale de l’Equateur, le premier baril de ce qui devait fairela fortune du pays. En fait de fortune,quarante ans plus tard, la région où a été extrait le pétrole de ce baril est la plus pauvre de l’Équateur. Et c’est celle qui présente les taux de cancer les plus élevés de tout le pays. L’air, la terre , l’eau puent le pétrole. Tout est pollué : les rivières qui fournissaient l’eau potable et du poisson en abondance, les forêts, où vivaient des animaux à chasser, où poussaient des remèdes naturels.
Quand Texaco abandonne l’Équateur en 1992, il laisse 60 millions de litres de pétrole répandus dans l’écosystème amazonien et 68 000 millions de litres d’eaux toxiques déversées dans les rivières.
Hermenegildo Criollo, né dans la communauté Cofán et dont l’un des deux fils est mort pour avoir nagé dans la rivière, a fait partie de ceux qui ont alors décidé d’agir, même s’il fallait s’entendre avec Luis Yanza, un des premiers leaders des Colons étrangers, venus dans le pays à la recherche d’emplois et qui souffraient également du désastre écologique.
« Malgré tant de différences de culture, de langues, nous avons créé le Front de Défense de l’Amazonie », dit Humberto Piaguaje. Puisen 2001, l’organisation s’agrandit avec la création de l’ Assemblée des Victimes de Texaco. Aujourd’hui, Piaguaje remplit les fonctions de Coordinateur Adjoint de cette organisation qui rassemble 30 000 Indigènes et Colons.
Le but de l’Assemblée est évidemment d’obtenir par les tribunaux la justice et la réparation de tous les dommages environnementaux et sociaux produits parTexaco durant ses 28 années d’activité pétrolière.
En 1993, un groupe d’avocats, Colons et Indigènes, déposent plainte contre Texaco à New York. Mais l’entreprise pétrolière, comptant pouvoir acheter plus facilement les juges équatoriens, estime que le procès doit avoir lieu en Equateur. En 2002 elle réussit à y faire transférer l’affaire et le 23 juin 2003 le procès commence à Lago Agno, sous la surveillance de centaines de gens massés devant le tribunal.,..
Parmi les avocats le jeune Pablo Fajardo. né dans une famille de Colons modeste, venait de terminer ses études de droit. En 2005, il prend malgré son âge la suite des deux avocats de Quito. On imagine la disproportion avec le bataillon de ceux qui, à grand prix, défendent Texaco et multiplient les manoeuvres pour discréditer l’Assemblée des victimes, présentée comme une association criminelle.
Fajardo souligne la difficulté qui consistait à lutter contre des gens dont l’argent peut suffir à acheter le monde entier et qui tentèrent de faire revenir le procès aux Etats-Unis.
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Finalement, la justice Equatorienne a émis un jugement le 14 février 2011, répété en janvier 2012 : Chevron-Texaco était déclaré coupable et devait payer 19 200 000 000 de dollars.
background: white;"> Mais comment toucher ces indemnités puisque le coupable n’a aucun fonds en Equateur ?
background: white;">La justice d’Argentine a été la première à accepter la demande de l’Equateur de poursuivre Texaco : le 7 novembre 2012la justice argentine a décrété la saisie de tous les fonds de l’entreprise dans son payset le Canada, le Brésil et la Colombie sont prêts à continuer la lutte pour toucher le montant des dommages causés par Texaco entre 1964 et 1992.
Pour Fajardo le jugement ne concerne pas seulement Texaco et l’Amazonie. « Ce qui est en jeu, c’est tout un système d’entreprises qui a pendant des dizaines d’années commis en toute impunité des crimes énormes dans toutes les parties du monde. Les gens en Équateur et dans le monde pensaient qu’il était impossible qu’un groupe d’Indigènes, de Paysans, de Gens Pauvres, dans un pays du tiers-monde, puisse affronter une entreprise aussi puissante que Chevro-Texaco : nous sommes en train de démontrer que c’est possible, que les choses ne sont pas intouchables, que les coupables peuvent être atteints ».
background: white;"> Autre fait rare à signaler : les 30.000 plaignants ont décidé quela majeure partie de l’indemnisation servirait à la réparation de l’environnement. Le reste ira aux hôpitaux, aux écoles, à l’approvisionnement en eau potable et autres investissements pour le développement de la région.
background: white;">CE n’est donc pas seulement un signal d’espoir contre ceux qui empoisonnent le monde, c’est aussi un exemplede ce que peuvent décider ces gens « indigènes, paysans, pauvres », si facilement dédaignés par les empoisonneurs.
DEXIA : LA "BAD BLANK"
Le CADTM et ATTAC soutiennent les collectivités publiques en procès contre Dexia et exigent la mise en faillite de la « bad bank »
Dexia Crédit Local est un gouffre sans fond pour les finances publiques locales et nationales en Belgique et en France. Attac et le CADTM invitent les collectivités territoriales lésées par Dexia à suspendre le versement des intérêts, comme la loi les y autorise. Les États français et belge doivent annuler les 85 milliards d'euros de garanties consenties à Dexia et à ses créanciers : s'ils ont pris des risques excessifs, les créanciers doivent assumer leurs pertes, pas les contribuables !
Dexia Crédit Local (DCL) fait l'objet en France d'au moins 80 plaintes intentées par les collectivités locales. En cause, ses prêts « toxiques » reposant sur des indices plus spéculatifs les uns que les autres : la parité entre l’euro et le franc suisse, mais aussi le yen, le dollar, l’inflation, les indices de la courbe des swaps, jusqu’au cours du pétrole ! La banque a ainsi pu augmenter considérablement ses bénéfices tandis que les acteurs publics locaux (collectivités territoriales, hôpitaux publics) se trouvent aujourd'hui piégés par des taux d'intérêt dépassant souvent les 20 %.
Ces taux usuraires pourraient toutefois être réduits radicalement en cas de victoire des collectivités locales, à l'instar des trois jugements rendus le 8 février dernier par le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre. Ce dernier a condamné Dexia à ne recevoir que le taux légal, soit 0,04% sur trois crédits contractés par le département de la Seine-Saint-Denis. Dexia vient de faire appel de ce jugement. Sans attendre l'issue de ce procès, tous les acteurs lésés par Dexia ont intérêt à suspendre unilatéralement et immédiatement la totalité des intérêts dus à Dexia, comme l'a fait la commune de Sassenage. En effet, le paiement des intérêts, considéré comme sérieusement contesté, ne constitue pas une dépense obligatoire comme l'a souligné la Chambre régionale des comptes d’Auvergne Rhône-Alpes dans un avis rendu le 31 mai 2012.
Sans occulter la responsabilité de certains élus politiques dans ces dettes toxiques illégales et illégitimes, le CADTM et ATTAC soutiennent les actions en justice intentées par les pouvoirs publics contre Dexia et les responsables de la débâcle en France et ailleurs comme en Belgique où plusieurs communes ont décidé de porter plainte contre les administrateurs du Holding communal de Dexia, qui était l'un des principaux actionnaires de la banque en Belgique. Le CADTM et ATTAC invitent les collectivités locales, les hôpitaux et les organismes de logement social impactés par les prêts toxiques à suspendre le paiement de leurs échéances et à attaquer en justice les banques qui leur ont fait souscrire ces prêts.
Il est temps de mettre fin à l'impunité des responsables du fiasco Dexia qui continue de plomber les finances de nos États et de mettre un terme aux sauvetages à répétition. Rappelons que Dexia a déjà été sauvée trois fois depuis 2008 grâce à l'argent public et que cela peut encore durer jusqu'en 2031 ! Car la Belgique, la France et le Luxembourg ont décidé de garantir les dettes de la bad bank de Dexia, dont fait partir DCL, pendant près de 20 ans pour un montant atteignant 85 milliards d'euros (sans compter les intérêts et les accessoires).
Autrement dit, si Dexia ne rembourse pas ses créanciers dont nous ne connaissons toujours pas l'identité malgré nos demandes répétées, ce sont les citoyens qui devront régler ses dettes. Cerise sur le gâteau : nos États se sont même engagés à renoncer à tout moyen de défense contre Dexia et ses créanciers en s'engageant à payer automatiquement même si ces dettes sont illégales, précise la Convention de garantie signée par les ministres des finances !
Cette convention et tous les autres engagements de nos États à garantir les emprunts de Dexia doivent donc être annulés. Rappelons qu'une action en justice pour l'annulation de la garantie accordée par la Belgique a été introduite par le CADTM, ATTAC et deux députées belges et est en cours d'examen par le Conseil d'État belge. Une fois ces engagements annulés, il est dans l'intérêt des citoyens de mettre la bad bank de Dexia en faillite afin de stopper ces sauvetages à répétition.
Le cas Dexia est un cas emblématique de dettes illégitimes léguées par les banques aux États ou, autrement dit, de socialisation des pertes. Ces sauvetages bancaires expliquent largement l'augmentation de la dette publique en Europe depuis ces cinq dernières années. Or, cette dette illégitime sert aujourd'hui de prétexte pour imposer des coupes budgétaires dans les secteurs sociaux et privatiser les services publics au détriment des populations qui ne sont pas responsables.
Ce n'est pas aux populations de payer la facture à travers les augmentations d'impôts injustes comme la TVA, les coupes budgétaires, les licenciements, le démantèlement du code du travail, les baisses de salaires, d'allocations de chômage, etc.
Pour refuser le paiement de ces dettes illégitimes et remettre en cause ces politiques d'austérité, la mobilisation autour de l'audit citoyen de la dette est plus que jamais nécessaire. L'audit permettra d'identifier toutes les dettes illégitimes mais aussi les créances odieuses sur les pays en développement et pousser à leur annulation.
À cette fin, le CADTM et ATTAC s'engagent à renforcer les comités d'audits citoyens de la dette existant notamment en France et en Belgique et appellent à en créer de nouveaux.
CONTRE LES FORCES DE DESORDRE : LES INNOMBRABLES MOUVEMENTS POPULAIRES
Les forces du désordre ne reculent devant rien : mise au pilori d’un détracteur de NDDL qui aurait sauvagement attaqué un innocent vigile passant par là, mais silence sur les attaques violentes subies par ceux qui résistent.. Précédemment elles s’étaient couvertes de ridicule en s’en prenant aux adorateurs de l’ortie dont le purin bien fait dépasse l’action des engrais et insecticides chimiques. Elles s’attaquent aussi aux partisans de la diversité végétale qui collectionnent les variétés anciennes exclues des catalogues officiels comme Kokopelli.
Mais elles ne peuvent juguler tous les mouvements populaires émergeant un peu partout pour promouvoir un changement sociétal axé sur la collaboration et non la concurrence.
Par exemple : La maison de la semence est un « réseau d’agriculteurs, de maraichers et de jardiniers amateurs qui se rencontrent pour échanger des semences ainsi que leurs expériences et leur savoir faire. » (Agrobio Périgord à Périgueux). Dans le même esprit j’ai découvert dans la Nièvre, à deux pas de chez moi, à Cosne sur loire et Saint loup des Bois, le Jardin des Merlettes : on y propose aux jardiniers des stages d’initiation à toutes les techniques d’agriculture biologique, qu’il s’agisse de fleurs, d’arbres fruitiers ou non, de légumes, de compostage. En sortent des amateurs devenus à leur tour des formateurs qui vont ensuite transmettre sur place ce qu’ils ont appris. Sans parler du réseau des AMAP dans toute la France où les acheteurs clients peuvent aussi se former auprès de leurs fournisseurs en les aidant.
Dans un esprit parent, le réseau Incredible Edible, lancée en Angleterre par deux mères de famille en 2008, offre de partager gratuitement avec des gens en difficulté les produits qu’elles font pousser dans leur jardin et disposent dans des paniers devant leur porte. Le mouvement est devenu en France Les incroyables comestibles. A Bayonne ou en Alsace, il s’agit de transformer l’espace public en jardin potager géant et gratuit. Les modalités peuvent changer, l’esprit reste : inciter à utiliser partout l’espace disponible, public ou privé, pour créer des jardins potagers et en partager gratuitement les produits avec ses voisins.. Il ne s’agit pas seulement d’aide pratique, mais de répandre une mentalité autre que celle du profit
Mais cet esprit de coopération ne se limite pas à la production alimentaire. Le FUC (Festival des Utopies concrètes) groupe des personnes déterminées à poursuivre collectivement à Paris et en Île-de-France des idées et projets divers ; aide les participants à se soutenir réciproquement dans leurs initiatives, à partager les savoirs, plutôt que les échanges théoriques
A deux reprises, en octobre et en novembre des réunions ont eu lieu pour mieux déterminer buts et enjeux en se référant à « l’esprit de l’appel de la MINGA, lancé à Notre-Dame –des-Landes durant l’été 2012, avec trois fonctions principales : inspirer, relier , soutenir » .
Minga ? J’avais perdu de vue cet organisme lancé depuis des années dans le commerce équitable. Et sur leur site je découvre aujourd’hui une orientation intéressante :dès lors qu’un professionnel essaye d’avoir une relation équitable avec ses partenaires, qu’il respecte les savoirs et le travail de ses fournisseurs ou qu’il fait preuve de précautions pour réduire son impact sur l’environnement, il doit prouver, démontrer, et pour cela certifier, garantir, labelliser…. Et bien souvent se perdre dans des arguties administratives. Minga organise une formation sur les logiques de financement pour les entreprises, associations et particuliers, afin de mieux se situer dans cette jungle. C’est ce qu’elle doit présenter au coursde la rencontre « Remue-Méninges » à la Maison de l’emploi de Pantin le 19 novembre..
Ce qui me renvoit à la vidéo que j’ai suivie, le 12. Il s’agissait de la première des journée de l’Enrepreneur 2012 à Bercy, consacrée à : "La troisième révolution industrielle et les Entrepreneurs". ( allusion à l’ouvrage très intéressant de Jeremy Rifkin) Pendant environ trois heures j’ai tendu l’oreille à ce que disaient des gens qui comme d’habitude se donnaient assez peu de mal pour parler de manière distincte. Mais j’ai compris quand même au moins deux sujets. Le premier développait la notion de vente du service offert par une machine, un équipement, une voiture, plutôt que sa possession. C’est capital, alors que nous allons vers une raréfaction des matières premières – et en période de crise économique - pour endiguer cette tendance générale des fabricants à prévoir la courte existence de ce qu’ils produisent pour vendre plus. J’ai entendu ensuite quelqu’un insister sur la qualité de l’enseignement technique et scientifique en France, de celle des chercheurs, des ingénieurs , des techniciens, des ouvriers bref de tout ce qui fait de l’industrie française une valeur qui devrait la mettre au top niveau. Pourquoi n’y est-elle pas ? Ce qui cloche disait l’orateur, c’est le lien entre tous ces éléments. Le lien ? Voila en effet qui nous ramène au monde d’embûches qu’il faut surmonter en France pour créer une entreprise et un emploi, les innombrables complications administratives, la curieuse et inexplicable impression que, dès qu’on veut accomplir la chose la plus simple mais la plus utile, on se heurte à la méfiance générale. Ca part de la famille, des amis, des voisins jusqu’au sommet de la pyramide.
Heureusement, tout en bas de la pyramide, il y a ceux qui s’allient pour refuser cet impossible dont nous avons tous appris qu’il n’était pas français !
LA CONNERIE : PREMIER DANGER MONDIAL
Dimanche pendant qu’on célébrait hypocritement les « morts pour la France » en étant bien sur qu’on n’en ferait pas partie, célébrait-on de même le rassemblement qui avait lieu le même jour dans diverses capitales
dont Paris pour rappeler que l’hécatombe de Fukushima n’était pas close ? Dira-t-on aussi qu’ils sont et seront morts pour le Japon, alors que le gouvernement de ce pays, contre son opinion publique, s’obstine à s’accrocher au nucléaire ? Pourtant la centrale endommagée continue à fuir en contaminant les terres agricoles qui nourrissent obligatoirement les habitants qu’on ne peut mettre ailleurs, l’air qu’ils respirent et les poissons des eaux territoriales qui, d’ailleurs, ne restent pas bien sagement autour des rives nipponnes mais se propageront lentement dans les océans.
Or ce gouvernement criminel n’est pas le seul : on apprend aujourd’hui que les Etats-Unis se glorifient de devenir bientôt indépendants énergétiquement dans quelques années, grâce au gaz de schiste dont leur sous-sol regorge. Son extraction empoisonne sol, terre et particulièrement eau ? Et alors ? Que les gens, vivant à proximité des mines actuellement opérationnelles, se plaignent de voir de l’eau contaminée sortir de leurs robinets en s’enflammant apparemment ne trouble pas ceux qui en sont responsables.
Et notre gouvernement ? Devant le Japon qui risque de devenir un rival dangereux en matière de nucléaire, devant les Etats-Unis qui seront la première nation gazdeshistisée du monde, combien vous pariez qu’il va se dresser sur ses ergots pour proclamer qu’il est capable lui aussi d’empoisonner convenablement son monde. Ah mais !
J’allais oublier une autre bonne nouvelle ! Dans « Les moissons du futur » Marie-Monique Robin nous apprend que des paysans astucieux ont découvert que, pour se protéger de l’attaque d’insectes dévoreurs de maïs ou autre culture, il suffisait de planter à proximité des végétaux qui repoussent ces nuisibles et d’autres qui les attirent hors des récoltes. La riposte des empoisonneurs est déjà là : grâce à l’appui de l’entreprise suisse Syngenta, le britannique Oxitec se fait fort de développer des insectes génétiquement modifiés pour s’attaquer aux insectes nuisibles …Mais ces OGM sauveurs rissquent de se retrouver ensuite dans nos assiettes.. ! C’est ce que révèle la Déclaration de Berne qui dénonce l’action de ces sociétés auprès des responsables des règlementations internationales.
Mais où vivront-ils tous ces empoisonneurs imbéciles quand ils auront rendu notre planète inhabitable ?
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ALGUES CONTRE CO2 2
Comment se fait-il que les politiques – quels qu’ils soient - se pressent toujours avec la même lenteur à la poursuite des énergies nouvelles et des procédés qui pourraient améliorer une atmosphère irrespirable ? Pourquoi, quand il s’agit de lutter contre le C2 se lancent-ils dans un captage compliqué et aléatoire puisqu’ensuite il faut bien le fourrer quelque part ? Subiraient-ils par hasard l’influence des pétroliers et autres magiciens du nucléaire ? Et les écologistes de tout bord pourquoi sont-ils aussi méfiants à l’égard de découvertes dont ils ne veulent même pas entendre parler en grognant : « si ça marchait , ça se saurait. » D’accord : il est possible qu’à l’inverse on annonce un peu trop vite des résultats merveilleux . Par exemple : en 2011, j’ai lu pour la première fois que l’entreprise franco-espagnole BFS France avait mis au point avec le concours des universités de Valence et Alicante un procédé qui consiste à faire tremper des bactéries marines et du CO2 dans de l’eau pour que ce mélange sous l’action du soleil se transforme en biomasse pouvant servir à fabriquer toutes sortes de matériaux ainsi que ces Omega 3 si recherchés sur le plan sanitaire et/ou du biopétrole agrée comme carburant. Avantages subsidiaires, ce carburant ne contient pas de métaux lourds comme le plomb, bref il est propre et la pollution provoquée par le CO2 a disparu. Comme l’usine pilote a été installée à côté de la cimenterie Cemex à Alicante, au bord de la mer, on a du même coup les algues, le Co2 produit par la cimenterie qui, du coup, élimine la pollution qu’elle produit, plus l’eau dans laquelle barbote ce mélange à l’intérieur de tubes verticaux exposés à la lumière pour que s’effectue la photosynthèse indispensable. Suppression du CO2, formation de carburant propre et de tas de produits indispensables … c’est trop beau pour être vrai.
Pourtant on annonçait que BFS avait déjà signé pour deux autres unités de fabrication à Madère et à Venise et espérait signer pour plusieurs autres unités dans les 3 ans , améliorant le système en posant directement ses tubes en façade des bâtiments créant du CO2.
J’ai voulu savoir si ces beaux projets depuis un an, avaient commencé à se réaliser et je n’ai trouvé que des confirmations… de projets. En revanche j’ai pu constater que l’idée faisait son chemin. Il y a d’abord ceux qui vont dans la même direction mais apparemment n’ont pas encore trouvé la bonne méthode.
Lafarge et son partenaire allemand Salata ont des problèmes pour se procurer les bonnes bactéries qui ne se trouvent pas à l’état naturel à proximité de leurs installations (dont on ne me dit pas où elles se trouvent.
La compagnie pétrolière Exxon mobil s’y met : elle a trouvé intéressant que le pétrole obtenu par le procédé soit plus rentable que toutes les méthodes de production d’éthanol. Mais je n’en sais pas plus quant à ses résultats. Mais on signale que la surface utilisée pour la mise en place des tubes verticaux n’occupe pas de terre arable et que même s’il en faut beaucoup elle est quand même bien moindre que celle des champs de maÏs ou de canne à sucre transformables en éthanol au détriment de produits alimentaires..
De son côté, la société américaine Joule Unlimited, partenaire d’Audi, fonce dans la même direction, mais utilise, elle, des tubes horizontaux, ce qui prend beaucoup plus de place que les tubes verticaux et on ne peut pas dire que l’argument avancé soit d’inspiration écologiste: l’hectare de terrain nécessaire a un rendement dix fois supérieur à celui du meilleur agrocarburant et l’alimentation de toutes les voitures américaines ne représenterait que 14% du désert de Sonora en Arizona. Pourquoi se priver !
Mais il y a pire : on n’y parle pas d’algues mais de bactéries génétiquement modifiées par les biologistes de l’entreprise. Encore des OGM ? Ces Américains, ils vont peut-être contribuer à supprimer du CO 2 mais savent-ils ce qu’ils vont lancer dans l’atmosphère ?
Et ces bactéries génétiquement modifiées, sont-elle capables de battre le record des algues qui se multiplient, grâce au CO2 fourni, à une vitesse telle qu’elles produisent en 48 heures ce pétrole que la terre a mis des millions d’années à digérer ?
La science moderne la plus prometteuse est celle qui est capable de piocher des idées en observant les astuces de la nature et de ses plus humbles travailleurs. Respectons ces micro-éléments à l’œuvre aussi bien en agriculture biologique que désormais dans cette technique de transformation du CO2.
Ca vaut la peine d’être patient.
ON POUVAIT S’Y ATTENDRE !
Ainsi donc nous voila ficelés par la courroie de transmission que représente ce foutu traité européen entre nos comptes bancaires, à défaut de nos cous, et les crocodiles qui les tiennent entre leurs grandes dents ? J’ai compris à quel point nous avions été floués, quand j’ai entendu Borloo affirmer qu’Hollande avait péché par omission en nous laissant croire qu’une renégociation était possible , alors que, la majorité des membres de l’UE ayant déjà signé leur accord, sauf à sortir de l’Union, nous ne pouvions plus nous défiler. Bravo Hollande : il a dû faire ses études chez les Jésuites. .
Nous allons donc être plumés pour payer des dettes que nous n’avons pas contractées et, pour commencer, voilà que Moscovici aurait signé un chèque à Christine Lagarde, présidente du FMI, de 31,4 milliards comme contribution à l’aide que ce dernier doit ensuite distribuer aux pays européens en difficulté (dont la France peut-être ?). C’est à peu près aussi absurde que d’attribuer le nobel de la paix à une Europe qui continue à s’armer pour intervenir à tort et à travers dans les conflits qui ne lui plaisent pas.
Comme il faut bien récupérer quelques milliards, puisqu’on nous dit que la France est exsangue, la dernière trouvaille consisterait à taxer les retraités. Cochons de retraités (dont je suis) : ils ne pourraient pas dépenser un peu moins en soins inutiles et dégager un peu plus vite ?
Il n’y a qu’à leur distribuer un joli bonbon de cyanure qui leur éviterait une mort peut-être beaucoup plus désagréable. Mais pas du tout : on discutaille autour de l’euthanasie et de la nécessité d’aider les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants à procréer quand même. C’est malin.
Bon, alors que faire ?
S’attaquer aux principaux responsables des dépenses de santé ?
On a envisagé de demander poliment aux labos pharmaceutiques de baisser un peu leurs comptes d’apothicaire et, encore plus timidement, de vérifier un peu mieux la nocivité de leurs produits. Est-ce bien raisonnable de nous vendre des médicaments dont on nous apprend, après des milliers de morts, que certains sont dangereux ? Sans aller jusque-là, est- ce bien raisonnable de conditionner ces médicaments de telle sorte que nous sommes obligés d’en jeter parce que leur quantité dépasse bien souvent la prescription médicale, parce que des flacons aux trois quarts pleins sont périmés aussitôt qu’ouverts ? Est-ce bien raisonnable de prévoir des emballages tellement renforcés qu’outre le désagrément d’avoir à percer leur cuirasse avec un marteau piqueur, leurs multiples couches inutiles encombrent ensuite nos poubelles ?
Les labos ne sont pas les seuls coupables ? C’est vrai : il y a beaucoup à dire sur les services de santé : est-ce bien raisonnable de nous forcer à consulter un médecin référent pour avoir le droit de courir chez le spécialiste que nous serions allés voir de toutes façons ? Est-ce bien raisonnable de prévoir des hélicoptères pour transporter les malades en danger parce qu’on a fermé tous les centres hospitaliers qui pouvaient les soigner à proximité ?
S’il n’a pas été « raisonnable » d’inonder la France de milliers de vaccins contre une épidémie plus ou moins imaginaire, le sacro-saint principe de précaution continue, lui, à faire des ravages dont profitent largement les compagnies d’assurances. Quelle belle occasion pour elles de jouer sur la pétoche des différents soignants concernant leurs fautes professionnelles, vraies ou non, pour décupler le montant des primes. Résultats , des dépassements d’honoraires injustifiables ou une multiplicité d’examens, analyses, scanners réalisés « par précaution ».
Pourquoi dans un pays qui se glorifie de son cartésianisme ne remonte-t-on jamais jusqu’aux véritables causes ? Parce qu’on atteindrait des catégories de gens inattaquables ?
Roman; font-size: small;">
LA DETTE ? QUELLE DETTE ?
Hier soir était diffusé sur Arte un documentaire sur le mécanisme de la dette partie des Etats-Unis avec les sub-primes. Ce n’est pas la première fois que ce mécanisme est dénoncé mais, hier soir, trois des principaux conférenciers parlaient français et on échappait à l’ abominable coutume qui fait parler en même temps et avec la même intensité de son le conférencier et son traducteur, ce qui fait qu’il est difficile de comprendre.
Bref : on savait bien que la source principale des sub primes venait de ce qu’on prêtait inconsidérément à des gens qui n’avaient aucune ressource et par conséquent se trouvaient vite dans l’impossibilité de rembourser. Mais en fait c’est pire. On apprend que justement la cible, recherchée depuis le début par les banques, était les gens incapables de savoir à quoi ils s’engageaient et à qui on faisait croire au père Noël. La première personne responsable de cette malhonnêteté était Bush qu’on nous montrait dans ce documentaire promettant à tout le monde, même les plus pauvres, de devenir propriétaire d’une superbe maison comme les riches.
Et à quoi ça avance les banques ? Avec les titre de créance, elles vont pouvoir combiner de nouveaux titres et ces titres seront assurés contre le non remboursement. A partir de ce moment-là, la cascade des reventes va commencer, avec des intérêts toujours plus grands, qui vont engendrer de nouveaux emprunts ; ces titres vont se trouver volontairement mélangés avec des titres sains pour constituer des paquets en apparence intéressants à vendre à ceux qui veulent « placer « leur argent ; avec la complicité des agences de notation qui décernent à ces paquets pourris des notes AAA, on va les vendre au monde entier - et particulièrement à toutes les grandes banques internationales - e n toute connaissance de cause pour les vendeurs successifs, ou en toute méconnaissance de cause de plus en plus absolue de la part des acheteurs, éblouis par la possibilité de gagner vite de l’argent facile . Le ver dans le fruit ? La volonté de chacun de ne pas approfondir ce mécanisme pervers, qui fait que le gogo premier, l’acheteur de la maison, a de moins en moins d’argent pour payer des intérêts qui grossissent à chaque transaction et qu’il arrivera forcément un moment où la bulle qui enfle éclatera. On savait déjà par un autre documentaire sur Goldman Sachs que cette considérable banque avait commencé sa carrière avec le désir honnête d’aider ses clients à bien placer leur argent mais qu’elle avait dérapé le jour où, pour elle, le « bien » était devenu le sien et qu’elle avait systématiquement trompé ses propres clients sur les valeurs qu’elle leur recommandait d’acheter.
Comme tout ce qui vient des Etats-Unis est à imiter, toutes les banques internationales, à commencer par les européennes, ont acheté ces paquets pourris avec l’espoir de pouvoir refiler le gateau à un autre idiot avant que la bulle n’éclate. Mais la bulle a éclaté.
Comme nous le savons tous, ce ne sont pas les banques qui ont trinqué à ce moment-là, ce sont les Etats qui ont payé pour que le système bancaire continue tranquillement à faire ses petites affaires, dont éventuellement les nôtres quand ça ne dérangeait pas trop les spéculateurs. .
Nous savons tous également que les dettes à rembourser n’ont pas été contractées par nous, les cochons de payants. Depuis 2008 on agite la promesse de réformer le système bancaire pour que cesse enfin le jeu qui consiste à spéculer et à nous faire payer ensuite les dégats. Mais comment ce système pourrait-il être réformé quand Goldman Sachs a mis ses pions partout : à la BCE, à la tête des gouvernements italien, espagnol, dans le gouvernement ObamaRoman;"> ? Goldman Sachs qui a aidé l’ancien gouvernement grec à maquiller ses comptes pour lui permettre d’entrer dans l’UE et qui ensuite demande des comptes à la Grèce tout en continuant à spéculer contre elle.
En réalité le système bancaire qui a imposé sa loi sur le monde entier est tellement compliqué qu’on nous affirme que même les traders n’y comprennent rien et parfois se prennent les pieds dans le tapis, comme Jérôme Kerviel, responsable d’une perte de 4,9 milliards, dont nous ne saurons jamais quelle est la part de responsabilité de sa banque, la Société Générale.
Je n’ai pas la recette miracle pour sortir d’un tel guépier. Mais j’en ai vraiment marre de voir qu’aucun gouvernement de l’Union européenne, à commencer par le nôtre, qui s’agenouille devant le Traité concocté par Sarkozy –Merkel, n’est capable au moins de reconnaitre que :
« Non, nous ne sommes pas responsables des milliards de dette que nous transmettrons à nos enfants si nous ne payons pas pour la malhonnêteté des banques et la lâcheté des gouvernements. »
J’en ai marre de voir que nous sommes atteint par le mécanisme qui a ruiné les économies déjà chancelantes des pays africains en les incitant à s’endetter avec des emprunts à taux d’intérêt variable ce qui les rend impossibles à rembourser. Comme il n’y a plus rien à plumer chez eux, c’est notre tour. C’est sans doute un juste retour des choses, puisque les colonisateurs blancs ont lancé le mouvement. Mais c’est curieux de constater que cette intelligence de prédateurs ne nous permet même pas de nous opposer à d’autres prédateurs.
ENFIN UNE PROPOSITION CONSTRUCTIVE
La semaine dernière, Manuel Vals annonçait la volonté du nouveau gouvernement de favoriser la reprise d’entreprises en difficulté sous forme de coopératives au capital constitué par l’apport des indemnités du personnel. Il était noté toutefois qu’on ne pouvait espérer un tel dénouement si les affaires de l’entreprise avaient été par trop déficitaires.
Dommage qu’il n’ait pas été fait allusion aux coopératives appartenant à l’ESS (Economie sociale et solidaire) dont Claude Alphandéry, Président d’honneur de France Active, exposait les principes dans un document nommé : 50 propositions pour changer de cap, publié en novembre 2009.
Il y a donc belle lurette que les responsables de l’économie française depuis 2009 auraient dû avoir la bonne idée de s’inspirer de ce qui constitue la seule forme de capitalisme qui ne lèse personne quand elle est appliquée en respectant minutieusement ses principes : échelle des salaires très reserrée , participation de toutes les catégories de salariés au conseil d’administration, ainsi que des représentants des fournisseurs, voire des clients, revente des actions au prix initial pour éviter toute spéculation etc …
Après avoir lu ce document, j’avais appris qu’il existait à Clamecy une imprimerie qui fonctionnait selon ce système et j’étais allée la visiter. J’y avais appris d’autres particularités intéressantes : le PDG , qui n’appartenait pas à l’ancienne équipe avait été sollicité par la nouvelle coopérative d’après ses compétences et, depuis son arrivée, la façon de fonctionner avait totalement changé. Si l’ancienne société avait fait de mauvaises affaires, ce n’était pas parce que la clientèle n’existait pas, mais parce qu’elle était dirigée par des gens qui avaient perdu tout contact avec les nécessités et les désirs de cette clientèle. Grâce à un renouvellement complet des techniques et des machines, grâce à une orientation en phase avec les besoins de la clientèle locale, grâce aussi à l’introduction de rapports beaucoup plus vivants entre tous les salariés, détectable dès le premier contact avec l’employée de l’accueil qui se montrait capable de faire visiter les ateliers et d’expliquer la destination du nouveau matériel, l’affaire agonisante avait repris vie. J’ajoute qu’en 2012 l’imprimerie est toujours en activité prouvant que cette reprise était non seulement possible, malgré le niveau de ses anciennes finances, mais que ce sursaut de vie était durable. Je suis sure que cet exemple n’est pas unique, et que le gouvernement socialiste aurait tout intérêt à en prendre de la graine. Le fera-t-il ?
AH AH AH !
N’ayant pas eu de réponse à mon interrogation sur ma responsabilité concernant les milliards de la dette, j’écoute ce matin les infos sans me faire d’illusions, surtout après avoir entendu parler de la joyeuse plaisanterie de l’agence de notation qui a annoncé la perte des trois A par la France. J’entends quelqu’un demander : « Mais si vraiment la France perd sa notation des trois A, qu’est-ce que ça change ? »
C’est vrai, ça ! On agite la menace pour nous terroriser - et on est terrorisé - alors que personne ne sait vraiment ce que ça changerait. L’interlocuteur, bien informé, répond : « Eh bien ça permettrait aux prêteurs d’augmenter les taux d’intérêt. D’ailleurs c’est déjà fait, bien qu’on ait annoncé qu’il s’agissait d’une erreur. »* Tiens donc, une erreur : on annonce n’importe quoi et du coup ça provoque le résultat redouté. Redouté ou espéré ? Parce que cette affaire-là, elle profite à qui ? A ceux qui prêtent … ou à ceux qui s’assurent contre le risque d’une chute (concernant des titres qu’ils ne possèdent même pas) provoquée par la dégringolade de ces A qui ne font rigoler que ceux qui en jouent. Il y a des tas de gens sérieux qui expliquent bien mieux que moi ce jeu tordu et délétère. Et il y a au parlement européen des députés écolos, comme Pascal Canfin et Eva Joly qui essayent d’endiguer le flot de cette spéculation ruineuse pour vous et moi. Mais qui s’intéresse à ce qui est pourtant la condition d’une sortie de crise ?
JE VEUX COMPRENDRE POURQUOI JE DOIS REMBOURSER LES DETTES DES AUTRES
J’avais commencé la semaine dernière un superbe texte sur le futur referendum grec. Heureusement l’obligation de m’attaquer aux toiles d’araignée qui encombrent mes plafonds m’a empêchée de le terminer ! Reste celui que j’ai beaucoup plus de mal à dissiper dans ma propre tête, particulièrement à propos d’un système financier international présenté par des sommités à qui je ne reproche que d’appartenir en gros à deux écoles diamétralement opposées.
L’une affirme que la monnaie est créée par les banques privées pour environ 85 %, par l’action des prêts consentis qui ne seraient que virtuels et que cette monnaie est détruite au moment du remboursement. Dans ces conditions je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait la rembourser et surtout je ne vois pas pourquoi on ne peut pas en créer davantage si besoin est.
Mais il y a l’autre école qui rejoint ce que j’avais toujours appris de mes parents : il ne faut dépenser que l’argent qu’on a dans son porte-monnaie et si on est obligé d’emprunter, il faut se dépêcher de rembourser : qui rembourse paye ses dettes. J’ai eu la chance de pouvoir me débrouiller pour ne jamais m’endetter au-delà de mes possibilités et ne jamais connaître l’angoisse d’échéances trop lourdes. Et voilà qu’on m’affirme qu’il va falloir que je rembourse des sommes dont le montant touche à la stratosphère et que je suis bien sure de n’avoir jamais empruntées. Evidemment j’aimerais que ce soit la première école qui soit la bonne … à condition que tout le monde soit d’accord.
Le plus fort est que les responsables de ces endettements qu’on veut me coller sur le dos devraient tous appartenir à la première école et se dédouaner de leur responsabilité en faisant marcher joyeusement la planche à billets. Ce serait gentil de leur part de m’épargner moi.
Mais non : ce sont tous ces messieurs-dames (n’oublions pas qu’il y a eu des dames dans l’histoire comme la mère Thatcher) qui, après avoir fortement contribué au désastre en supprimant toutes les règles du jeu international, affirment maintenant non seulement qu’il faut rembourser mais que ce n’est pas à eux de le faire. Pas étonnant que le referendum grec n’ait pas eu lieu : on était sûr de la réponse.
Bref : m’a-t-on demandé mon avis quand on a décidé que la banque de France n’aurait plus le droit de filer quelques sous au gouvernement, sans intérêt ou intérêt faible, pour régler les dépenses publiques de la Nation ? On m’a bien demandé mon avis avant de décider que la BCE devrait obéir à la même interdiction imbécile. J’ai dit non mais on n’en a pas tenu compte.
La plus grande masse de ce fric inimaginable n’existerait pas puisque les intérêts en représentent une part démesurée. Déjà j’aimerais savoir pourquoi on a par deux fois fait la même bêtise et surtout pourquoi les grands pontes qui dirigent l’économie mondiale n’y font même pas allusion.
Mais ce n’est pas tout. Je veux savoir pourquoi d’autres grands pontes que je n’ai aucune raison de prendre pour des faibles d’esprit m’affirment que l’argent est créé par les banques et qu’en remboursant ses dettes on détruit la monnaie correspondante.
Je sais bien en tout cas qu’il n’existe plus aucune référence à aucun trésor en or ou en argent depuis les années 70. Alors la monnaie est basée sur quoi ? Quand vous me répondez : sur la confiance, vous me faites rigoler !
Mais s’il n’y a pas de véritable affrontement entre les deux écoles, peut-être bien est-ce parce qu’il y a trop de gens dans les différents partis qui préfèrent qu’on n’en sache pas trop ?